Carnet de route de Caloulaframboiz

23 mai, 2012

23 mai(s)

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 20:54
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Je sais exactement où j’étais le 23 mai 2010 à cette heure-ci, je sais exactement comment j’étais habillée et ce que je ressentais. Il y a deux ans exactement, j’étais à Lyon, à la salle Tony Garnier, au concert de Metallica. J’étais accompagnée de my Husband. Le concert avait fait salle comble, soit        17 000 personnes. Autant dire une marée humaine. Ce soir-là, je portais un jean, un petit haut noir décolleté, un petit gilet noir fin,des chaussures plates, et j’avais un petit chignon charmant. Ce soir-là, pour la première fois, après deux ans d’échanges virtuels, je LE rencontrais. Il était lui aussi accompagné. Le hasard a fait qu’on s’est retrouvé assis à seulement trois rangées l’un de l’autre. On a pu se voir, se plaire, se sourire, se parler pendant l’entracte…Il paraît que javais alors un sourire si doux. Qu’il y avait une aura autour de moi…Le bonheur qui débordait sûrement…Soirée de rêve.

Je sais exactement ce que je faisais le 23 mai 2011…Je pleurais. Inconsolable. Triste. Je cherchais  à comprendre et je n’arrivais pas à tourner la page. Je n’en finissais pas de ne pas arriver à oublier.  

Et ce soir, 23 mai 2012. Je vais bien, je sais parfaitement où j’en suis. Je sais où sont mes essentiels.La page est tournée et il en reste de chouettes souvenirs . Je n’ ai pas  pensé à cette soirée de toute la journée, sauf quand, coincée dans un bouchon en milieu d’après-midi, j’ai allumé la radio. « En ce 23 mai, beau soleil et mistral sur la Provence, a annoncé l’animateur de RTL2, and now, Nothing else the matters, de Metallica…Clin d’oeil du hasard, flash back…j’ai eu du mal à réaliser: deux ans déjà!!! J’ai souri et mis la musique à fond dans la voiture…Finalement, on survit à tout, aux râteaux dans la gueule, aux trahisons , au manque, à la peine, aux montagnes russes hautes comme des Himalaya parce qu’on a toujours en nous quelque chose pour avancer.

22 mai, 2012

Ponts etc…

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 19:22

Quatre jours de temps quasi automnal… Oui mais quatre jours avec fiston d’amour et plein de petits moments délicieux passés tous les deux. Au bord de la rivière, à faire des ricochets, à se lancer des défis improbables (on va lancer des cailloux dans l’eau  jusqu’à ce que le monticule sorte de la flotte^^), à faire un clafoutis, et les doigts rouges de jus de cerise, jouer un remake de Psychose dans la cuisine…(Finalement, paraît que dans le film, le sang, c’était du chocolat- les avantages du Noir et Blanc-^^)….Faire des hamburgers maison,  manger, euh,  se gaver de cerises dans l’arbre, jouer au Sccrable en famille et poser fakir en compte triple,  lui faire réviser des formules de math et de compta auxquelles je ne comprends pas grand chose mais c’est pas grave, le plaisir était ailleurs…

Quatre jours où j’aurais dû préparer plein de choses pour la classe, remplir des tableaux de chiffres, passer mon salon de jardin à l’huile de teck, sauf que ces choses-là ont glissé sur moi comme le sable entre les doigts.

Déjà mardi soir, pluie, pluie, pluie…Je me retrouve un 22 mai en pull, une écharpe autour du cou, avec un gros rhume tenace, du coup, j’ai craqué et rallumé un peu le chauffage, histoire d’être bien chez moi. Je ne cesse de me dire que cette année, j’ai  vraiment une classe formidable, avec des élèves sensibles, attachants, toujours partants, et ayant le sens de l’humour. Ce matin, Romain, élève en difficulté et pas vraiment scolaire m’a touchée. Depuis quelques semaines, galvanisé par mes encouragements à répétition, il a vraiment le souci de bien faire. Et à la récréation, il m’a demandé si je pouvais lui réexpliquer les conversions. On a passé la récré tous les deux, à reformuler tout ça. C’était SA demande et il prenait sur SON temps de récré. Immense. Après, il y a eu la remarque de Frédéric, inquiet, car depuis le matin, il avait mal aux yeux:  » maîtresse, ça se peut  que lorsque la puberté commence, les yeux changent de couleur?  » ^^^^

Et l’amour dans tout ça? J’observe les gens qui vivent autour de moi et je ne comprends pas tout. Je ne comprends pas pourquoi , après deux ans de silence total, »on » me recontacte pour me demander des nouvelles. Je ne comprends pas pourquoi tant de gens font semblant. Mais ça non plus, ce n’est pas bien grave.

9 mai, 2012

RDV en terre inconnue

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 13:06

Hier soir, comme sûrement des millions de français, j’ai suivi RDV en terre inconnue, avec Zabou . J’ai vu toutes les autres émissions de la série, et j’étais  » fan », mais là, comment dire? La mayonnaise n’a pas pris. D’abord, c’est un peu too much qu’à chaque fois, on nous resserve à la virgule près le même scénario: l’arrivée dans un endroit paumé – bon, OK, c’est le concept-même de l’émission, l’attente de deux hommes de la tribu, arrivant à pied ou en pirogue, l’accueil chaleureux ( depuis que j’ai appris que les gens en question sont payés, ça change mon regard, même s’il semble normal qu’ils soient dédommagés), les expériences extrêmes, la rencontre avec un homme ou une femme d’exception,les adieux avec gorge nouée et larme à l’oeil…La trame est la même pour tous les numéros, et c’est dommage.

Après, Zabou: soit cette femme est hors du commun, soit il ya eu du coupé/collé au montage. Elle s’émerveille de tout, s’extasie » oh que c’est beau! », dort par terre au milieu des chiens qui aboient et des villageois couchés à même le sol, sans broncher. Elle marche des heures sous un soleil de plomb, par 45 degrés ,mange du sorgho et boit du lait de chèvre dans un récipient douteux sans grimacer.  Si tout est authentique, je lui tire mon chapeau. Moi, sur les deux semaines de tournage, ne supportant pas la chaleur extrême, le manque d’hygiène, de me sentir crasseuse,  j’aurais bien piqué ma crise une fois ou deux.

Et puis l’homme de la situation, un des Nyangatom, qui explique que lui est prêt à aider sa femme dans les tâches quotidiennes, car il trouve que les femmes en font trop. Je reste rêveuse…ils ont dû le chercher longtemps celui-là…

Le concept de l’émission reste toujours excellent, et ça fait du bien de voir autre chose que les valeurs de l’argent mises en avant à la télé, mais faudrait voir à ne pas faire trop lisse et trop idyllique non plus.

7 mai, 2012

En arrivant de l’école

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 19:12

J’ai mangé des cerises dans l’arbre. Des grosses, bien sucrées. J’ai testé mon nouveau transat sur la terrasse ensoleillée. Reçu un SMS d’une amie qui m’invite à faire du shoppping mercredi. Rêvassé à des choses agréables en compagnie d’un grillon planqué dans la pelouse. Puis reçu un message complètement inattendu  de quelqu’un qui fut cher à mon coeur. Y a pire pour commencer ce week-end au milieu de la semaine…

PS : C’était sans compter sur le petit voisin, qui a eu une idée géniale, essayer de reproduire Frères Jacques en tapant sur des casseroles dans son jardin… Faites des gosses, qu’ils disaient :-)

29 avril, 2012

L’eau à la bouche

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 19:42

Finalement, faire le grand ménage de printemps, ça a du bon! Après trois gros pots de peinture appliqués sur les murs, neuf sacs de 50L de papiers et autres indésirables jetés, les rideaux changés, les vitres briquées, la pelouse tondue, la maison est toute pimpante. Du coup, hier soir, envie subite d’un bon restaurant. (Ouais, bon, le lien de cause à effet n’est pas évident, mais voilà, quoâ^^), et husband m’a invitée dans un resto gastronomique situé dans un petit village de la vallée de la Cèze. Argghhh, sourire ému et extatique au souvenir des plats qui m’ont été servis! Tout était délicieux, fin, divinement présenté, du saumon fumé par le grand chef lui-même, saumon marié à une mousseline d’asperges agrémentée de verveine fraîche- du grand art-, en passant par les rougets à l’anis étoilé, et en terminant par un dessert aux fraises, tellement beau qu’on eût dit une création pour un défilé de haute couture. Un enchantement pour les yeux et la bouche… Faudra que j’y retrourne, histoire de goûter les autres mets de la carte. -)

Edit du 30 avril: Ce soir, c’est croque-monsieur Herta et sa purée de céleri Carrefour…No comment  :-)   

 

25 avril, 2012

En panne

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 17:32

Je crois bien que  je suis en panne.

Pas envie d’écrire. Pas envie de lire. Pas envie de déconner. Pas envie de fantasmer.  

Alors,en attendant, je deviens maniaque du ménage, moi qui n’ai jamais été tellement pointilleuse là-dessus. Je veux que tout soit immaculé, au carré, net. Y a de la névrose dans l’air. J’essaie, semble-t-il,  de contrôler ce qui peut l’être dans ma vie, c’est à dire pas grand chose. Ou alors j’essaie de remplir du vide avec du rien. 

Bref, ça sent le roussi.

Et puis cette vieille maladie orpheline qui me tient compagnie depuis 12 ans et qui me laissait peinarde depuis 3 ans,  s’est réveillée. Juste là, maintenant. ça chauffe et ça s’enflamme, ça m’empêche de dormir.

Je ne devrais pas me plaindre, j’ai l’essentiel, alors quoi?  Finalement, peut-être que je préférais encore avant, quand je pleurais et que j’avais le coeur brisé, au moins ça voulait dire que je vibrais.

Là, je n’imagine rien, je n’ai pas l’espoir que… ,je n’attends rien. Parfois, je ferme les yeux et je me dis : » allez, imagine, fais-toi ton petit cinéma, projette -toi dans une scène de rêve, dans un endroit parfait…Rien ne vient, aucun désir. Alors, n’imagine pas, refais-toi un petit coup d’avant, une de tes scènes cultes à toi, que quand tu la revois dans ton esprit, t’as encore la larme à l’oeil. Pas envie…Peut-être que finalement, la vie est comme ça, avec des successions de moments fous et de creux de la vague, qu’il suffit d’attendre.      

En attendant, je range et je nettoie. Je veux que les rainures des portes-fenêtres soient étincelantes et  que mon lit  soit au carré. OMG.

 Relativisons, j’aurais pu me mettre  à  faire la collection des dessous de verres  ou pire, devenir fan de Julien Lepers. ^^

4 avril, 2012

Les petits bonheurs ( la suite)

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 17:35

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Doisneau, les coiffeuses

Marcher sous la pluie. 

Manger des framboises. Du chocolat. Ou les deux. 

Faire la sieste. Prendre un livre après la sieste et lire :  » En Provence, le soleil se lève deux fois, une fois le matin, et une fois après la sieste, » …alors qu’aujourd’hui est  jour de pluie.  

Etre de connivence avec mes élèves. Plaisanter avec eux, leur expliquer que non, le bassin parisien n’est pas une piscine, que c’est la mer Caspienne et pas casse-pied, leur raconter l’origine du mot sandwich et la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne…Croiser le regard malicieux de Romain lorsque je rappelle qu’on DOIT tracer les traits à la règle. ( « Tu dis ça spécialement pour moi, maîtresse? »). Les entendre dire: «  Déjà 11H30???? ça passe trop viiiite!!! »

Envisager sérieusement d’accepter l’échange de poste avec un collègue canadien.

Ecrire avec un stylo-encre. Se rappeler qui nous l’a offert et sourire béatement…

Regarder une photo oubliée de quand on avait 15 ans et se dire qu’on a bien fait de vieillir.

28 mars, 2012

Acte I, scène 3

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 19:48

Pour ceux et celles qui ont raté le début des aventures trépidantes de Calou et du Dr Ross*, j’ai essayé de mettre le lien de l’article s’y rapportant, mais je n’ai pas réussi. (Et dire que je fais passer le B2i à mes CM2, lol) Enfin, bref, pour résumer, début janvier, j’ai sauvé d’un enfermement effroyable ce monsieur, car sa belle était partie bosser avec ses clefs et l’avait bouclé chez lui…puis, en fin de semaine, je l’avais retrouvé en tant que médecin radiologue, et du coup, il avait été autorisé à palper longuement ma poitrine…

Acte I scène 3

Vendredi soir, je sors de l’école, épuisée et triste, malgré le week-end qui s’annonce. Cela fait trois semaines que mon fiston d’amour n’est pas rentré de Montpellier et il me manque horriblement. Je suis la dernière à quitter les lieux, et je retrouve ma voiture sur le petit parking de l’église attenant à l’école. Silence total dans les environs, pas même  un chien qui aboie ni une mobylette qui passe sur la route en  contre-bas . Les joies de la France profonde…Je monte dans mon véhicule, mets le contact et la radio, et là, fiston d’amour me téléphone pour me dire que finalement, il va rentrer, qu’il sera à la maison d’ici deux heures. WAOOOOW, je suis tellement contente que je sors de la voiture, je pousse un cri de joie et j’entame une petite danse sur place…jusqu’à ce que j’entende:  » Bonsoir! » Je me retourne et …Dr Ross est là, sortant de sa voiture que je n’ai pas vu arriver, et visiblement,  il se marre…

Je sens que j’ai l’air très très bête, alors, très très bêtement, je me justifie: c’est mon fils, il va rentrer de Montpellier, tout ça…il sourit…il me dit qu’il a sa fille est au lycée, mais qu’il se doute que la séparation ne doit pas être facile… Je confirme…il est déjà bronzé, il a dû partir à la neige. Sa voix est douce, et ses dents blanchisssimes… On échange encore quelques phrases, puis je lui souhaite un bon week-end avant de remonter dans la voiture. Je passe près de lui tandis qu’il se dirige à pied vers sa maison. J’ai droit à un beau sourire et un petit signe de la main…      

 

25 mars, 2012

Nebraska song

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 14:57

Nebraska song nebraska2-185x300La copine m’a prêté ce livre la semaine dernière, me le recommandant chaudement. Elle m’a expliqué qu’elle avait pleuré à chaudes larmes en lisant le dénouement , et aussi en essayant de résumer l’intrigue à son mari..

Le sujet du bouquin pourrait tenir en  une question: que feriez-vous si vous retrouviez, vingt-sept ans après, votre premier amour? 

Judith, à 44 ans, vit à Los Angeles auprès d’un mari qu’elle soupçonne d’infidélité et de leur fille, avec laquelle elle n’arrive plus à communiquer. Elle retrouve la trace de son premier amour, connu dans le Nebraska, et ils s’y retrouvent, après 27 ans de silence. Lui est gravement malade et n’en a plus pour bien longtemps.

Franchement, le livre m’a laissé de marbre. Pourtant, au départ, ça paraissait une de ces histoires alléchantes pour filles un brin guimauve…Que l’auteur, Tom Mc neal, soit un homme, semblait encore plus prometteur. Mais je m’y suis ennuyée de bout en bout. Je n’ai pas cru aux personnages, ni à leurs dialogues, ni aux rebondissements, j’étais spectatrice  de ce que je lisais. Après, que ça ait arraché des larmes d’émotion à la copine, je l’explique par les similitudes avec sa propre  histoire personnelle…

Retrouver son premier amour vingt-sept ans après..mouais….je suis sceptique. Passée la curiosité légitime – qu’est-il devenu? à quoi il ressemble aujourd’hui? , il me semble que ce que nous étions il y a vingt-sept ans n’a plus grand chose à voir avec ce que nous sommes aujourd’hui. Tout au long de notre vie, nous sommes une succession de personnages semblables et tellement  différents. Et puis ce doit être terrible de confronter quelqu’un à ce qu’il est devenu dans nos souvenirs, embelli, enjolivé…En même temps, je connais deux personnes pour qui, ces retrouvailles se sont suivies d’une belle histoire. Alors…Il y a peut-être ces histoires d’amour qui se sont terminées trop tôt, ou sur un malentendu, ou parce que ce n’était pas le bon moment, et à qui il faut une deuxième chance.

29 février, 2012

Un bout de ciel bleu

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 15:29

Je teste la pauvreté d’un monde sans rêve:  quand je me cantonne à dire que dehors le ciel est bleu, et que la route est goudronnée. Point final. Pas de fioriture, pas de dentelle, pas de petits nuages en forme de, pas de points de suspension. Te souviens-tu combien on en mettait partout, des points de suspension, par pudeur, pour ne pas dire toute l’émotion, pour laisser courir l’imagination par-dessus la distance qui nous séparait. Un vrai piège à filles, ce truc-là…

L’imagination, je ne l’ai pas perdue: je fais des efforts pour la dominer, la canaliser. Parce qu’à trop la laisser vagabonder des heures entières, je trouvais la réalité tellement sage. Tellement prévisible. C’en était triste à pleurer. Dans mes rêves éveillés, il y a toujours des rencontres incroyables, des coups du coeur et des trampolines géants. Il y a une chambre avec vue sur l’océan, ses petits rideaux marins bleus et blancs…L’odeur des draps frais…. Il y a une petite table pour deux au fond d’un café, à l’abri des regards, de la lumière dorée qui tombe pile sur mes cheveux blonds, des attentes fébriles dans des parkings charmants, à l’ombre de platanes séculaires, il y a des cigales infatigables et le bruit de l’eau qui court. Il y a des flaques d’eau qui miroitent au soleil. Des dialogues percutants, alors qu’en vrai, grande timide hyperémotive, je bafouille lamentablement trois borborygmes dans les situations trop émotionnelles. Avec de l’imagination, je repeins à grands coups de rouleau, je crée les décors, les dialogues, d’incroyables rebondissements, des attentes,des larmes, la boule- oeuf- dur coincée dans la gorge, les révélations, des fins heureuses… à y être, n’est-ce pas..Bref,faut arrêter d’imaginer!

Sauf que. Je me prends souvent en flagrant délit. Un rien qui fait repartir la machine infernale. Je croyais avoir froissé D…, un ami conseiller pédagogique avec qui j’ai toujours été complice. Une histoire de mail où l’on ne s’était pas bien compris. Faut dire qu’il est susceptible. Et puis, hier, il m’appelle à l’école… »D. veut te parler, il  dit qu’il en a pour  une minute » me dit la dame de la cantine, en  proposant de garder mes élèves pendant que je réponds. Bon, bon, ce fut beaucoup plus long,il parlait, il parlait, de trucs pas importants, -du genre j’ai oublié de m’inscrire à une réunion-, et  je sentais son sourire de l’autre côté du fil… il passera dans ma classe d’ici la fin de la semaine, pour me donner quelques conseils sur le blog de ma classe,  » mais il est déjà génial« , et  » il n’y en a pas beaucoup dans la cironscription de cette qualité » … Seduction touch, nooon? ^^De retour en classe, j’ai repris mes explications: pour quelles raisons on a créé les départements français… Sauf qu’on s’en fout… sauf que j’ai pas le temps d’analyser ce qui vient de se passer, faut enchaîner, vite… déjà que j’aime pas la géographie… Perturbée, la Calou…

Non, non, on a dit les faits, rien que les faits. C’est un conseiller . Il fait son boulot. Point.   Je souris à Romane en train de réfléchir à ses conversions, le crayon en l’air et elle me rend un sourire lumineux. Lisa, elle,  me rend un travail bâclé et la collègue dans la classe voisine se fâche contre un élève qui « a  mal à la tête dès qu’il faut se la creuser ». C’est drôle, et je sens monter le fou rire.

Sonnerie de fin de journée. Dehors, il fait beau, presque chaud, et la lumière plus crûe est bien celle du printemps. Tous les collègues restent là, dans la cour, à papoter…Personne  n’a envie de rentrer tout de suite corriger les cahiers. On plaisante, des papas d’élèves attardés se hâtent à grandes enjambées. Je crois bien que le ciel n’est pas que bleu aujourd’hui.

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