Carnet de route de Caloulaframboiz

17 novembre, 2012

C’est quand demain?

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 22:46

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Long road, Johanson

Période sans fin…travail, ennui, envie d’autre chose mais sans me donner les moyens d’y parvenir,solitude, et pourtant, je suis toujours accompagnée…Paraît que c’est normal, les Scorpions rentrent dans une longue période saturnienne.^^

Espoirs déçus,choses faites et refaites dix fois sans jamais être totalement satisfaite. Même les livres que je lis ,par une mécanique mystérieuse,se mettent au diapason de mes sensations. J’ai enchaîné Les lisières de Olivier Adam, Oh de Djian, et Cet été-là de Véronique Olmi, des histoires de vies déglinguées, de gens lâches, tristes, amers, imbuvables.Les personnes que je croise s’y mettent aussi, avec cette femme médecin qui était dans ma classe en terminale et qui m’expliqua qu’après le tournoi de golf, son mari et elle prenaient l’avion pour St Barth..ou quand la réalité dépasse presque les clichés…En même temps, je dois bien être le cliché de moi-même,enseignante jusqu’au bout des ongles,  avec mes quatre stylos rouges dans mon sac à main, et la manie de toujours imaginer ce que je pourrais bien tirer d’un pot de yaourt ou d’une boîte de camembert… 

1 novembre, 2012

Pour la beauté de l’instant

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 17:30

Tous les matins, le Mont-Ventoux me fait son show. Tous les matins, un spectacle différent sur la petite route qui me conduit à l’école.  Tantôt géant de Provence auréolé de couleurs chaudes, tantôt sommet fantomatique perdu dans les brumes, ou encore cliché d’une netteté minérale avec seule une écharpe de brume accrochée à son sommet.

Et tous les matins, la fille du coin, qui connaît ça par cœur, se fait malgré tout cueillir comme une bleue…

Pour la beauté de l'instant lever-soleil-ventoux2-300x113

Matin  du début du monde…

La photo ne rend pas justice à la magie de l’instant…

6 octobre, 2012

cascade…or not.

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 18:54

Ici, c’est l’été tous les après-midis. Vingt-sept degrés hier, alors qu’il paraît qu’il tombe des trombes d’eau dans le nord de la France. On a du mal à imaginer, en musardant dans le jardin, claquettes aux pieds, ou en entendant  les enfants des voisins faire des plongeons dans la piscine .

Ce temps clément me donnant envie de m’aérer, je suis partie pour une petite balade à pied, direction les cascades. J’adore cet endroit à deux km de chez moi, mais l’été, il est envahi par une horde de touristes . Aujourd’hui, 6 octobre, je  me suis dit que j’allais pouvoir m’allonger sur les pierres calcaires au bord de l’eau sans entendre parler néerlandais ou allemand ou wallon… Sur le chemin, je croise deux vieux trop  charmants, se donnant la main tendrement. C’est qu’ils nous redonneraient foi en l’amour ces deux-là… Un peu plus loin, un autre couple de vieux, assis sous le platane d’automne, devisait tranquillement en contemplant les rangées de salades et les plants de tomates de fin de saison. Encore  un charmant tableau, j’aurais dû me méfier…

Arrivée près du sentier qui conduit aux cascades, j’entends un brouhaha incroyable émanant de derrière la haie de lauriers sauce…J’avance encore, quelques pas de plus et …un bus entier de vieux vient de débarquer, guide en tête, pour se rendre aux cascades. Adieu veaux, vaches, cochons, tranquillité, inspiration, réflexions intimes! A peine sortis du bus, ils mitraillent tout ce qui ressemble de près ou de loin à une vieille pierre et parlent fort, s’invectivent. Plusieurs d’entre eux ont des cannes, je me dis qu’avec un peu de chance, ils n’iront pas jusqu’à mon endroit préféré, là où se rejoignent  sept ruisseaux fous sautant de roche et roche. J’accélère le pas, je les sème, mais j’ai l’impression de laisser derrière moi la cour de maternelle, tant ça piaille et  ça crie. J’ai trouvé ma place favorite, baignée d’une jolie lumière d’octobre, les poissons énormes slaloment entre les rochers, s’engouffrant dans les marmites du diable, ces  trous creusés dans le calcaire par l’eau. Quelques micro gouttes d’écume  me rafraîchissent le visage. Cet endroit est fait pour la méditation, pour se laisser aller, pour rêver. J’enlève mes chaussures, les pose près de mon sac et  …mes vieux arrivent cahin-caha jusque derrière moi. Après 1 0000000  de photos avec flash, et autant de commentaires très pointus (« C’est beau!!! »), la guide a sonné le rassemblement en tapant dans ses mains, une bonne instit de maternelle, quoi…

Le charme était rompu… je reviendrai une autre fois…

26 septembre, 2012

Monday evening…

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 9:10

Lundi soir, 19H20…Je sors ENFIN de l’école, après la réunion de rentrée avec les parents. Ce n’est pas que ce que j’avais à leur raconter était spécialement long, mais on a toujours des parents qui s’attardent après, pour savoir comment ça se passe, pour demander des conseils etc. Là, j’avais entre autres, une maman d’une élève dyslexique qui voulait me convaincre d’assister à un colloque sur la dyslexie à Lyon. C’est sûrement passionnant, mais j’ai une vie après l’école…enfin, j’essaie. Ah! Où sont-elles, ces maîtresses hussardes de la république, se vouant corps et âme à leur vocation!…J’avais trouvé, dans une des premières classes où j’enseignais, un code Soleil datant des années cinquante. Le code Soleil, c’était la bible du maître parfait. Il était écrit que la maîtresse de village se devait d’être en toutes circonstances irréprochable, aussi bien dans sa tenue vestimentaire que dans sa conduite. Elle  devait s’interdire de participer aux fêtes du village et s’imposer à tous en tant que modèle de vertu. Wow, un programme de folie…

Bref,  toujours est-il que me voici sur la place à une heure tardive, au volant de ma voiture,imaginant avec délice la première chose que j’allais faire en rentrant chez moi: enlever ces chaussures neuves qui me compriment et faire respirer mes pieds contrits.Oui, l’institutrice de village, le lundi soir, sait se contenter de joies simples… Machinalement, enfin, « à l’insu de mon plein gré », j’ai levé les yeux vers la maison de Dr Ross…Y  avait de la lumière…Merde, me suis-je dit, je finis plus tard qu’un toubib à l’hôpital…Est-ce bien normal? :-)


19 septembre, 2012

What else?

Classé sous Réflexions qui n'engagent que moi — caloulaframboiz @ 18:51

Au secours. ça ne va plus du tout!

Je ne vais pas tomber amoureuse, quand même?????


Merde, merde.

J’avais pourtant dit: « Jamais, plus jamais! « 

Moi, je veux du calme, de la sérénité, du self-control, et avoir l’esprit libre, tout le temps. 

Depuis la rentrée, entre lui et moi, mettons deux conversations, puis son regard planté dans le mien lorsque je me suis retournée dans la cour, ajoutons un échange de sourires, des pointes d’humour (noir, celui que je préfère), des croisements sur la place du village, et à chaque fois, la sensation vertigineuse qu’on ne se laisse pas indifférents.

Sur ce coup-ci, le destin s’en est mêlé artistiquement. aura pris son temps. Et en aura fait, des circonvolutions.

Quand je pense que la deuxième fois que j’ai rencontré ce gars, il m’a palpé les seins, pour conclure que tout allait bien. (Ben, oui, vous savez, le médecin  radiologue…)Que la première fois, je l’ai sauvé d’un enfermement dans sa propre maison (sa femme étant partie avec les clefs…). Cela s’appelle l’art de ne pas faire les choses dans l’ordre… ni comme tout le monde.

On s’était aussi croisés deux fois sur la place,à des heures tardives, et à chaque fois, c’était drôle.

Et voilà voilà. Cet été, sa compagne est partie.Son fils, qui était jusqu’alors inscrit en école privée, a changé d’école. Son père l’a inscrit au village et il se retrouve dans ma classe.Non, c’est pas drôle! ^^^^Va falloir gérer. 

 

J’ai écrit l’article hier soir. En le relisant, là, une certitude s’impose: il est hors de question qu’il se passe quoique ce soit. Bon, il a marqué un mot dans le cahier de liaison, expliquant qu’il ne pourra être présent à la réunion de lundi…et il a signé de son prénom.Et alooooorrrrs? :-) ))))))

 

9 septembre, 2012

Clin d’oeil

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 10:57

Clin d'oeil  dans Humeur lannée-du-prof

Parce que c’est tellement ça^^^^^, trouvé sur l’excellent dangerecole, of course!

 

 

clooney dans Humeur

Et là, parce que cela aurait été tellement cool si ça avait été ça… il y avait un poste vacant à la rentrée dans l’école, mais c’est une femme qui a été nommée…Quant aux hommes travaillant à l’école… no comment !!!^^

8 septembre, 2012

La grande librairie trash

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 11:13

D’habitude, j’aime bien La grande librairie. Donc, jeudi soir, malgré mes dix heures de boulot intensif(je ne dis pas merci aux paperasses de rentrée et à mes sempiternels doutes qui font que je réfléchis à douze fois avant de savoir comment je vais faire telle ou telle chose), bref, malgré tout, du bon chocolat dans la main gauche, et une verveine dans la main droite(la tisane,pas la liqueur,  n’allez pas croire que je me saoûlote dès le boulot repris) ( quoique), bref,  je me suis installée sur mon canapé pour suivre Djian, Angot, Nothomb, et les autres.

Chacun a présenté son nouveau roman avec plus ou moins de talent. C’est toujours une sacrée confrontation à la réalité, de voir celui qu’on a lu pendant de longues heures s’exprimer à la télé. Certains s’en sortent très bien, et savent se vendre ( D’Ormesson), d’autres sont touchants ,désarmés et mal à l’aise face à une caméra(Anna Gavalda), d’autres encore sont tels qu’on les imaginait, névrosés et effrayants tant ils respirent la joie de vivre(Houelbecque)…

Cependant, hormis le plaisir de voir des noms sur des premières de couverture prendre vie au petit écran, les sujets des quatre romans présentés hier me laissèrent perplexe… en fait, si vous cherchiez un bon film d’horreur gore et trash, c’était sur Arte que ça se passait ce soir-là ! ^^ Christine Angot raconte dans Une semaine de vacances l’histoire d’un inceste, tout un roman avec des scènes crues et choquantes qui se succèdent les unes aux autres sans que rien ne nous soit épargné. Ouais, super! Et l’auteure de nous expliquer que sans son livre, l’inceste resterait un mot vide de sens, dont on ne soupçonnerait pas tous les affreux dessous.

Nothomb, elle, reprend le conte de Barbe Bleue, en le mettant à sa sauce, ( forcément, un livre par an depuis vingt ans, ça use), donc voilà son héros qui zigouille allègrement toutes les femmes qu’il aime. Djian(Oh… ») parle d’une femme violée qui décide de ne pas porter plainte, vu que, de toute façon, elle a une vie calamiteuse, dans laquelle rien ne va, elle se dit qu’un peu plus un peu moins..Que des super sujets de rentrée littéraire, hein…

Allez, j’avoue, j’ai eu un petit faible pour Djian et sa façon de nous expliquer comment il écrit un roman. Il part d’une  phrase, qui va s’enchaîner à une autre phrase, puis à une autre…mais il ne sait pas à l’avance où tout cela va le conduire. Le roman se construit au fur et à mesure qu’il l’écrit. Pour lui, ce qui compte, ce n’est pas l’histoire, c’est le style, la manière de dire. Et j’aime son style… du coup, je lui pardonne beaucoup de choses. Malgré tout, même si le bonheur  ne fait pas vendre, il doit encore être possible d’écrire un livre qui fait du bien, un livre qui redonne foi en l’humanité,un livre sans perversion, un livre qui nous fait sourire, voire même rire…ben si, ça existe.. :-)

30 août, 2012

Allons enfants …

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 22:45

J’ai traîné…traîné…jusqu’à maintenant…Voilà, mon cartable est fait, avec mes classeurs dépoussiérés, mes dossiers tout neufs, et ma trousse rechargée en stylos rouges prêts à sévir. Demain, je vais retrouver mes collègues qui ne m’ont pas du tout manqué, le directeur et ses vannes à deux balles, ma classe repeinte, l’éphéméride sur mon bureau resté à la page du 5 juillet …manquera plus que le son de la cloche, 90 élèves qui courent dans tous les sens, et un quintal de paperasses infâmes urgentes ( du genre qui-étaient-à-rendre-pour-hier-mais-qu’on-a-seulement-reçu-aujourd’hui) , pour s’y sentir vraiment…


Allez, 26ème rentrée demain, haut les cœurs, c’est chaque fois une nouvelle aventure qui commence.

22 août, 2012

La quoi? La rentrée???

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 11:41

La quoi? La rentrée? Les gens n’ont que ce mot-là à la bouche: « Alors, c’est quand ta rentrée? » Je réponds que je ne sais pas! En plus c’est vrai, je ne sais pas exactement quel jour je reprends, faudra que j’appelle une collègue pour savoir. Je ne fais pas un déni, juste que je ne veux pas pourrir ces jours de vacances en replongeant par anticipation dans le délire SM du rythme boulot. Et puis de toute façon, ce n’est pas possible qu’on soit si près de la rentrée, vu qu’il fait 40° l’après-midi et 30° la nuit. Ahhhh la « douce » chaleur insupportable de l’oreiller contre la nuque…

N’empêche, cette nuit, mon cerveau enfin endormi sur le coup des 4 heures du mat, a recréé ce rêve récurrent d’une classe dont je ne suis pas maître, avec des élèves qui chahutent et qui n’écoutent rien. Ce n’est pas pour rien que  la mutuelle de l’éducation nationale a la plus grande maison de repos de France, à la Verrière…(Blague d’enseignant:  » On finira tous à la Verrière ».)Mon cerveau doit donc savoir ce que je me refuse à accepter^^…

Les prospectus dans les boîtes aux lettres vantant les prix imbattables pour  » la rentrée », cette femme dans le supermarché, au bord de la rupture d’anévrisme: elle achetait les fournitures scolaires pour ses deux ados qui voulaient toujours autre chose que les premiers prix…A deux doigts de l’implosion, les joues rouge brique, elle leur hurlait les pires horreurs…Faut se méfier, ce genre de scène hystéro, c’est contagieux…^^ Alors,cet aprèm, pour moi, ce sera sieste-piscine- roman à terminer…:-)

19 août, 2012

Instantanés de Bretagne

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 14:12

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De retour de Bretagne…Bonjour le choc thermique! Nous sommes partis de Carnac enveloppés dans un épais brouillard. L’océan n’avait plus d’horizon et le thermomètre indiquait 15°C. Arrivés ici par 39°C, air sec et irrespirable…

Là-bas, des moments magiques.

Face à la côte sauvage, sur la presqu’île de Quiberon, un homme assis sur un banc de granit, fumant un énorme cigare, des écouteurs dans les oreilles, et le regard perdu quelque part dans les vagues s’écrasant sur les rochers, le Nirvana n’était pas loin…

A Auray, port de pêche sorti tout droit d’un film de flibusterie, avec ses maisons à encorbellement, ses rues pavées, ses tavernes minuscules. On s’attend à tout instant à voir surgir Jack Sparrows d’un tonneau laissé à quai. Je lis sur une plaque que de ce port, est partie une expédition commandée par Richelieu pour aller conquérir la Nouvelle Acadie… je me disais bien aussi… :-)

Chez Jaouen, à la Trinité sur mer, une grande cantine au plafond tendu de voiles de bateaux, on y mange des poissons et de fruits de mer à volonté. Tout est succulent et la serveuse irradie de son sourire permanent, malgré le monde, et les multiples requêtes. Quand on quitte les lieux, on laisse un mot sur le livre d’or. Sur la page de gauche, quelqu’un a dessiné un gros cœur, et a écrit  » Un si beau sourire!  » en laissant son 06…

Au marché, deux femmes truculentes qui se font appeler les sorcières de Carnac vendent des crêpes et des galettes à emporter. On se laisse séduire par la « Diabolique » et la  » Flibuste », deux énormes galettes qui débordent de choses pas conseillées pour un régime. Les deux sorcières sortent sur le comptoir une bouteille de cidre brut et nous proposent de trinquer avec elles.

Et puis aussi l’île aux moines, ses minuscules plages de poche, ses jolies maisons et ses bois aux noms évocateurs, bois des soupirs, bois du petit cœur.  L’île se parcourt à vélo ou à pied, et 15 août oblige, on a eu une première: un bouchon à vélo ^^.

Ambiance jeunesse branchée et cocktails dévastateurs à la baignoire de Joséphine, un bistrot so cute avec sa jolie terrasse sous les glycines.

Et puis l’océan, et moi qui m’émerveille toujours autant pour les marées, pour les balades à la tombée du jour les pieds dans l’eau, pour les coquillages bizarres, pour la couleur cent fois changeante du ciel,pour ces églises de granit posées un peu partout, pour tout ce qui fait qu’en Bretagne au bord de l’océan, je me sens BIEN.


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