Carnet de route de Caloulaframboiz

4 juin, 2013

Impressionnisme

Classé sous Coups de coeur — caloulaframboiz @ 17:49

 

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Quand le champ derrière l’école se la joue impressionniste… ou les joies de la France rurale!

21 mai, 2013

Quoi de neuf?

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 13:00

Hier soir, pour les 41 ans d’un copain, on s’est retrouvés à une soirée couscous…vannes, mises en boîte, propos décousus, de plus en plus décousus, puis la fatigue, l’alcool aidant, fous rires incontrôlés mêlés à des sujets hautement sérieux (« fallait-il légaliser le mariage gay? ») lorsque soudain, JJ m’a apostrophée en me demandant:  » mais c’est quoi pour toi un homme? » Vaste question, vers les 1 heure et demie du matin, j’avais moyennement envie de philosopher alors j’ai crû m’en tirer avec une galéjade:  » C’est celui qui est capable de manger de cette harissa berbère sans sourciller », en faisant référence au feu de l’enfer contenu dans la petite assiette en face de moi. – Mais encore? -Celui qui rassure, celui qui assure, qui sait faire des murs et réparer les fuites, qui peut changer un bébé et nous faire rêver. Les hommes présents ont gémi: paraît  que j’en demande trop…

Sinon, maman,  73 ans, vient de s’acheter un ordinateur portable pour pouvoir jouer en ligne au Scrabble avec ses copines. les débuts furent épiques: comment ça s’allume, comment on fait « entrée », c’est quoi la barre espace, mais après quelques tâtonnements, et l’envie forçant toutes les réticences, là voilà avec un pseudo, des favoris et mon père qui râle parce qu’elle  y passe des heures…

 Et puis ce mois-ci, j’ai conforté mon idée de faire le chemin de St Jacques de Compostelle, pas pour collectionner les coquilles et aller à la messe tous les soirs, plutôt pour l’extraordinaire aventure humaine et intérieure que cela doit être. Faut juste que je règle quelques détails techniques: j’ai du mal avec les dortoirs monastiques, les douches communes, et les ronfleurs qui polluent l’ambiance nocturne, mais sinon, tout le reste, marcher d’étape en étape 30 km par jour, faire des rencontres, découvrir, se dépasser, ça me va.


7 mai, 2013

Insomnie

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 23:55

Insomnie, quand tu nous tiens…Bon, OK, j’ai été opérée hier à Marseille, j’ai stressé à mort, j’ai fait une chute de tension terrible en salle de réveil, bla bla bla, je passe sur les joies bucoliques de l’hospitalisation, des gentilles infirmières qui vous prennent la tension à 1h, puis à 3h puis à 5h du matin, sur ma voisine de couloir qui râlait toute la nuit en ronflant…là, je suis chez moi, et je pensais m’écrouler en retrouvant MON lit, MON oreiller, MON chez moi…et non. Pas si simple de remettre le corps dans de doux draps sereins. Un bol de verveine bien chaude à côté de moi, des oiseaux qui nichent dans le volet, le ron ron du frigidaire légèrement incontinent, le silence alentour… J’essaie de ré apprivoiser l’ entourage. ^^

29 avril, 2013

L’insoutenable légèreté de l’être

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 20:47

Je l’ai aimé à la folie, déraisonnablement. J’ai été audacieuse, courageuse, folle à lier, j’ai traversé la France, je suis allée au concert  d’un  groupe que je n’aimais pas, j’ai lu des livres que j’ai détestés, écouté des émissions, écrit des histoires, rêvé, fantasmé, tout ça parce qu’il me portait, parce qu’il me donnait des ailes. J’étais légère, gaie ou affreusement malheureuse, je brûlais la chandelle par les deux bouts, je priais pour que ça ne s’arrête jamais, je priais pour que ça s’arrête vite, je souffrais, je pleurais, je lui en voulais, je riais, je tachycardais, je rayonnais, j’en voulais encore et encore. Je ne le trouvais pas beau, mais terriblement sexy, c’était encore pire…

…Aujourd’hui, les années ont passé, la magie aussi. Il est moche, veule, dur, versatile, a des goûts si éloignés des miens…L’histoire n’est pas nouvelle et le temps a fait son œuvre…Le « philtre  d’amour » est, d’après les scientifiques, un savant dosage d’hormones qui inhibe la perception des défauts pour permettre la vie à deux et éventuellement rendre la reproduction possible. N’empêche, on se demande encore comment c’est possible, on se dit une fois encore qu’on ne nous y reprendra pas. On s’interroge: comment peut-on ressentir de tels extrêmes pour la même personne? Tout cela ne serait-il que du vent? L’inconstance des sentiments terrifie.

La prochaine fois,on saura être objective et sans fard.

Peut- être.

23 avril, 2013

Cats stories

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 11:24

Par la fenêtre de la salle de bains, j’observe la vie des bêtes, amusée. Au bout du terrain, là-bas, dans le rayon de soleil du matin, deux chats se rencontrent: le roux à la queue cassée, et le tigré qui passe sa vie près (ou dans) le container poubelle. Ils se croisent dans la plus grande indifférence, chacun poursuit sa route, puis le roux se retourne, l’autre aussi.  Je ne sais pas ce qu’ils échangent mais finalement, Queue cassée change d’avis et décide de suivre l’autre.

Fiston avait décidé d’appeler notre chat Pepone. C’était un chat neurasthénique, trop tôt sevré, sa propriétaire l’avait élevé en lui donnant des courgettes écrasées, étant elle-même végétarienne convaincue. Est-ce que ce sont ces manques  qui l’avaient rendu à ce point soumis? C’en était juste hallucinant. Lorsque  Pepone voyait un chat à l’autre bout du terrain, il s’aplatissait sur le sol, lorsqu’un matou s’approchait de sa gamelle, il lui cédait la place…Le soir, contrairement à tous les autres chats du monde, il ne voulait pas sortir. La vie devait être plutôt rude pour lui, dehors…

Super minou du voisin a un nom qui lui va comme un gant: « Smoking », ce qui pour un gant est un comble, enfin, bref. Les noms donnés aux animaux façonnent-ils leur caractère? Toujours est-il que Smoking, robe noire brillante et petit nœud pap’ blanc autour du cou dédaigne les croquettes de son maître, qui l’a pourtant recueilli bébé, et en fort mauvaise posture. Fi des petits biberons attentionnés et des soins véto pour le ramener à la vie, Smoking préfère aller  chez le belge dès que celui-ci vient passer quelques jours dans le Sud. Roger le belge n’a pas des croquettes de supermarché, Roger le belge a du Whiskas gourmet quatre étoiles. Smoking élit donc domicile trois fois par an dans une résidence grand luxe. Ingratitude, quand tu nous tiens^^

7 avril, 2013

Des perles

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 16:49

Les dernières œuvres d’art de mes élèves:

Interrogation d’instruction civique:  » Marianne représente la république, elle a un poney frigien »–> ( bonnet phrygien)…

 

Grammaire, complète  le nom souligné  avec une proposition relative:

Le bateau sort du port.

Réponse de Emile–>Le bateau qui coule sort du port.

 

A la récréation:

-Maîtresse, il m’a traité de salope et de grosse conne ce matin.

-C’est même pas vrai, c’était cet après-midi.

 

Trouve la lettre finale muette.Justifie ta réponse par un mot de la même famille. 

Réponse de Mathilde–> une dent: dentiste;  un drao: draousse ( drap housse!!!!)

 

Nathaël, récupère ton livre dans ton casier, nous t’attendons!

- C’est qu’est -ce que je suis en train de faire!

-Non, on dit  » C’est CE que je suis en train de faire!

– Ben, c’est qu’est-ce que j’ai dit! ….

 

 

J’ai un CM1/CM2, y a du boulot…

31 mars, 2013

Où vont les histoires.

Classé sous Fiction — caloulaframboiz @ 20:00

C’était devenu un rituel : tous les soirs, après ses six heures de ménage dans les bureaux de Bercy, Marcelle s’asseyait sur un banc, gare de Lyon, et passait une bonne heure à regarder les histoires des vies qui se croisaient là, sous ses yeux. Puis elle descendait prendre son RER et rentrait chez elle, où personne ne l’attendait.

D’accord, une gare, c’est crasseux. D’accord c’est bruyant, froid en hiver, et nauséabond en été. D’accord, c’est un peu comme une prostituée de l’est, avec beaucoup de passage et pas beaucoup de sentiments, et pourtant…

Pourtant, elle aimait le manège permanent des trains qui partent et qui arrivent, elle aimait le cliquetis des lettres métalliques qui s’affolent sur le grand panneau des départs. Elle aimait se raconter les histoires dont elle ne percevait que la façade : cette femme très belle et triste, avec un cœur aussi lourd que sa valise, ce jeune globe-trotter avec son sac à dos rond comme le monde, ce gamin qui se prend une claque parce qu’il tire la langue au contrôleur, ce paumé qui essaie de faire le sac d’une vieille…toutes ces silhouettes comme une ritournelle d’un monde qui court sur lui-même sans devoir jamais s’arrêter.

Un jour, il y a longtemps, elle avait été elle aussi une voyageuse, elle avait dit au revoir à quelqu’un sans savoir qu’elle ne le reverrait plus…

Calée sur son banc, avec son cabas contre les genoux, elle tourna la tête pour surveiller l’heure et se dit qu’elle n’allait pas tarder à descendre, lorsqu’elle vit, posé à côté d’elle un gros album photo .

Elle chercha des yeux à qui il pourrait appartenir… toute occupée qu’elle était à se perdre dans la vie des autres, elle n’avait pas du tout fait attention à la personne qui était assise à côté d’elle.

Elle attendit longtemps, avec l’album dans les mains, sans trop savoir quoi faire. Parfois, le soir, elle repartait avec un journal ou un magazine oublié mais un album, c’était différent. C’était personnel.

Indécise, elle laissa le temps  s’écouler mais cette fois, son regard était rivé sur la couverture cartonnée de l’album. Finalement, avec des scrupules de gamine prise sur le fait, elle l’ouvrit.

Sur la première page, c’était la photo d’une jeune femme assise sur des escaliers ensoleillés, elle semblait insouciante et heureuse de vivre. Puis suivaient des photos de famille, avec les mêmes personnages qui revenaient à chaque fois. Elle leur donna des noms. Lui, là, avec son air jovial, c’était René, et celui-là, sûrement le grand –père, elle l’appela Florent. Il avait toujours l’air droit et autoritaire. Et puis cette grande brune assez jolie devait s’appeler Marie. On retrouvait un cousin, Vincent, des amis, Frank et Lucette, un chien, Caporal. La famille partait en vacances dans une voiture surchargée, photos de campings à la montagne, de veillées auprès d’un feu, de poses rigolotes devant des monuments. Et puis il y avait une naissance, un petit bébé beau comme un astre, devant des parents qui éclataient de bonheur. La petite nouvelle s’appellerait Sarah. Puis on découvrait Sarah faisant ses premiers pas, Sarah avec son premier cartable sur les épaules, puis une autre naissance, des Noëls avec des cadeaux et des bougies sur la table, des pique-niques dans les prés et des plongeons forcés dans la piscine.

Le temps passait comme la vie au fil des pages. Sarah était devenue une ado, on la voyait avec son petit copain, puis avec un autre, et puis encore un autre, et puis un autre, et Marcelle se dit que cette Sarah avait un cœur d’artichaut… Photos d’anniversaires, de batailles de mousse à raser, de construction d’une maison,  de couchers de soleil sur un coin de paradis…Marcelle s’attachait à tout ce monde qui défilait sous ses yeux juste pour elle, il lui semblait maintenant qu’elle connaissait intimement chacun d’eux, qu’elle perçait peu à peu leur caractère…Photos de gestes tendres, d’une main posée sur l’ épaule, d’un sourire chaviré, d’un regard désabusé, ou perdu dans le vide. Le grand –père devait être mort, il avait disparu depuis plusieurs pages…

-Madame ? Tout va bien ? Vous attendez quelqu’un ?

C’était une agent de sécurité de la SNCF.

En levant les yeux vers elle, Marcelle fut surprise de voir qu’il faisait nuit noire et que la gare s’était peu à peu vidée.

-Oui, oui, tout va bien, la rassura-t-elle, je m’en allais.

L’agent s’éloigna.

Il ne restait plus qu’une page à tourner à cet album.

Marcelle se dit qu’elle allait regarder la dernière photo, puis qu’elle remettrait l’album à sa place. Peut-être que demain, quelqu’un viendrait le chercher ?

Elle tourna la page.

Sur la dernière photo, on voyait une vieille dame dans une gare.

Assise sur un banc.

23 mars, 2013

Framboise party

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 19:00
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Ben quoi! J'ai le droit, c'est une framboise! ^^ >Et en plus hier, c'était grand soleil!

16 mars, 2013

Mistral

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 18:18

Fille du mistral…Je suis née ici, et pourtant, le mistral, on ne s’y fait jamais. Entendre à la météo que le mistral va souffler sur la vallée du Rhône à 100 ou 110 km/h, ce sont juste des mots. Le vivre, c’est autre chose. C’est un vent qui rend fou, et on a beau être né ici, on ne s’y habitue pas. D’ailleurs, je vois bien, dans ma classe, quand le mistral souffle depuis plusieurs jours, combien mes élèves sont énervés, électriques! Que dire des nuits où ça souffle  à décorner un bœuf, la maison semble être au cœur d ‘une tempête, avec le toit qui gémit ,et les portes qui cliquettent sans fin.  Sur la terrasse, rien ne résiste, tout est sens dessus dessous au petit matin. Parfois, je retrouve  dans le jardin des objets appartenant à ma voisine, un parasol, une bouteille, un bac de compost…L’arbre qui pousse dans la cour a tout compris, avec son tronc incliné à 30°, peut-être pas le plus beau, mais le plus adapté. Un copain qui , après une rupture amoureuse, loge quelques mois au bord du Rhône dans un mobil home nous raconte qu’il entend venir les bourrasques de loin, un grondement sauvage et impressionnant. Et puis, ça enfle, ça gronde et tout se met à bouger, les assiettes tombent des placards et les verres dansent. Impossible de dormir..ça peut durer 3 jours, ou bien 6 ou bien 9. ben oui, ce sont des multiples de 3, c’est comme ça, ça ne s’explique pas. Et puis au petit  matin, ou au coucher de soleil, soudain, tout s’arrête. Plus un souffle d’air, plus rien.Le nirvana! :-)

26 février, 2013

Nettoyage de printemps

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 18:38

Après avoir bien râlé contre à peu près tout et n’importe quoi – le fait d’être malade pendant des semaines, le froid, le givre à gratter tous les matins alors que t’es à la bourre, les réunions, les collègues, les monceaux de corrections, le biscuit qui s’écrase lamentablement dans le thé, mes insomnies, ma facture de fioul, mes chaussures de chez Zalando trop hautes, mon pull noir chéri qu’il ne faut laver qu’à la main et que j’ai passé à la machine, résultat des courses, c’est un taille 6 ans-, bref, après avoir râlé et pesté contre tout depuis début janvier, j’ai réalisé que cette fois-ci, incontestablement, je commençais à virer vieille peau acariâtre et qu’il était temps de me reprendre en main. J’ai eu cette prise de conscience dimanche après-midi, vautrée devant Michel Drucker en train d’atomiser mes derniers neurones de fille encore jeune  dans sa tête. Michel ,si tu m’écoutes … Fi du mistral glacé qui donne envie de rien, fi de la fatigue, de la sinistrose ambiante, j’ai enfin réservé mes vacances d’été, une location de rêve face à l’océan. Je me suis payée une nouvelle tête ( merci ma coiffeuse chérie), j’ai invité les copines à boire le thé, et j’ai projeté quelques trucs sympas pour les jours à venir. Il était temps, je ne me reconnaissais plus… 

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