Carnet de route de Caloulaframboiz

2 novembre, 2013

Un petit message

Classé sous Coups de coeur — caloulaframboiz @ 23:05
Ce soir, je reçois ça dans ma messagerie orange:
coucou Chantal,
Je voulais te faire une petite bise en passant !!!
Parce que je pensais à une maîtresse merveilleuse que j’avais en primaire et donc, je suis allais chercher mes affaire du CM2 et la j’ai trouvée ton Adresse !!!
PS: J’espère que tu va bien !!!!
Romane
C’est une élève que j’ai eue voici trois ans, et son message m’est allé droit au cœur! 

23 octobre, 2013

Parenthèse d’automne

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 16:54

La plage en automne: bois flottants, écume, vent, rares promeneurs, et nous les pieds dans l’eau froide, à tenter d’éviter les grosses vagues en se marrant.

De retour à l’hôtel, bain dans la piscine chauffée à 30 °C, massage depuis les  orteils jusqu’au sommet de la tête par une fille aux doigts de fée, jacuzzi, douche sensorielle, et la sensation très agréable de flotter dix centimètres au-dessus du sol.

Retrouver la douceur du lâcher prise total.

Plus tard, dans la soirée, devant une verveine, profonde discussion métaphysique. Tout ce qui fait dire à Hubert Reeves que ce n’est pas parce qu’on ne comprend pas que cela n’est pas…on ne peut pas expliquer l’ordre parfait de l’univers, car dit-il, ce serait comme vouloir apprendre la géométrie à son chat: ça existe mais on n’a pas le cerveau pour comprendre. Parler, parler, jusqu’à pas d’heure…

Le lendemain, savourer des huîtres et du vin blanc, face à la mer. Soleil et brume jouent à cache-cache.  On paresse comme des chats en terrasse.

Elle était chouette notre parenthèse d’automne.

21 octobre, 2013

Ou comment se laisser flotter au gré des vents

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 22:23

C’est l’impression dominante de ces deux derniers mois: vivre en se laissant porter. Il y a les choses à faire absolument, et pour tout le reste, il y a l’attente, l’indécision, les  » je vais voir », sans jamais arriver à décider quoique ce soit. Sensation très bizarre de stagnation, moi qui adore quand ça bouge. Alors, rien ne se passe, forcément…Pour que ça bouge, faut bouger, non?Il y a même des jours où je ne réponds pas aux appels sur mon portable….pas envie …je me découvre telle que je ne me suis jamais vue, dans l’introspection…Paraît que c’est la faute à Saturne qui est dans le signe du scorpion pour toute l’année 2013, et même un bout de 2014….ça promet…

Bon, OK, demain, parce qu’on m’a un peu forcé la main, je pars quelques jours au bord de la mer, dans un endroit où on peut profiter de la thalasso ( merci les offres à – 70% pour la Toussaint :-) ),peut-être que ça va enfin me sortir de ma léthargie…

11 septembre, 2013

Elles râlent.

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 8:43

Pourquoi  mes collègues ne sont -elles jamais contentes? Elles arrivent le matin fatiguées, démotivées, elles passent leur journée à râler – après la récréation qui n’était pas assez longue, du coup elles n’ont pas pu finir leur café- après le directeur qui fait tout de travers- après le maire, ce grand incompétent- après le bruit du chantier voisin- après les gosses insupportables, qui ne savent rien, qui ne vont pas assez vite, qui, il y a  vingt ans, ma bonne dame savaient se tenir autrement- après les parents qui ont toujours quelque chose à redire- etc etc etc

La journée est une longue litanie et je ne supporte plus d’entendre des gens râler autour de moi en permanence. Non, notre boulot n’est pas le plus pénible du monde, non, je ne suis pas lassée de toutes ces petites choses qui font le métier d’enseignant et lorsque les gosses ne m’écoutent plus parce qu’un énorme engin de chantier de 9 m de long passe le long de nos fenêtres, je me dis que c’est bien d’avoir dix ans. Du coup, plutôt que de rester dans ma classe le soir, je prends mes affaires et je vais finir les corrections  à la maison.

Cette année, j’ai envie d’être entourée d’ondes positives!!!

4 septembre, 2013

Happy new year

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 16:55

La rentrée, c’est fait.

J’aime pas la rentrée.

Mardi soir, je me disais, assise à mon bureau face à la classe alors vide, que je savais déjà quels élèves seraient en difficulté. Je me disais aussi que malgré la pédagogie différenciée, malgré l’aide personnalisée, malgré mes efforts et ma bienveillance, malgré leurs efforts, à la fin de l’année, ces mêmes élèves seront toujours en difficulté.

Blues de la rentrée, face à l’immensité de la tâche à accomplir.

14 août, 2013

Je suis tombée en amour. Deux fois.

Classé sous Coups de coeur — caloulaframboiz @ 23:57

Si je tenais un album photo avec les légendes écrites sous chaque cliché, je pourrais marquer sous les photos des deux derniers jours:  » week-end émotion ».

Émotion musicale d’abord, en entendant, en voyant pour la première fois Leïla Zoé sur scène, une blueswoman canadienne.

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Je suis tombée en amour. Deux fois. dans Coups de coeur leila-zoe-200x300

Sexy blues

 

Elle est arrivée sur scène pieds nus,tatouée sur tout le corps, sa longue chevelure rousse au vent,  et elle a attaqué a capella pendant plusieurs minutes. Une voix magique, ensorcelante, frisson intégral et boule d’émotion. J’entendais les murmures d’approbation tout autour de moi, le public était définitivement conquis. La diablesse rousse n’a pas usurpé son surnom de  » réincarnation de Janis Joplin ». Elle et ses musiciens nous ont emmenés très très loin, même les petites mamies venues avec leur fauteuil dodelinaient furieusement du chef!!! Pour le rappel, elle a prévenu qu’il fallait aller coucher les enfants, parce que ça allait être « hot blues », elle ne nous a pas menti! Corps à corps avec son guitariste, longues plaintes amoureuses, ondulations suggestives, wow!

Et puis le lendemain, j’étais invitée aux 40 ans d’une copine, l’occasion de retrouver plusieurs amis et de découvrir ceux de son mari, descendus exprès de la Lozère. Mon coup de cœur a été pour un adorable petit bout de chou de 2 ans, juste incroyable, qui a dansé et s’est amusé avec les lumières jusque très tard, qui venait me voir et s’amusait des ballons que je lui décrochais.Un petit sourire à faire fondre la banquise,  et pourtant, je  ne suis pas spécialement du genre à m’extasier devant les maternelles, plutôt même à me féliciter d’avoir passer cap d’avoir des enfants à bas âge. Bref, un peu plus tard   dans la soirée, je suis sortie prendre l’air et discuter avec celui que je pensais être le père du petit garçon: et là, il m’a expliqué que ce petit gars était en famille d’accueil chez lui depuis un an! j’ai discuté longuement avec lui, et j’ai découvert quelqu’un d’exceptionnel et de très attachant, ce genre de personne avec qui on pourrait discuter jusqu’au bout de la nuit sans voir le temps passer.

6 août, 2013

So good!

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 17:29

Des petits bonheurs de vacances:

-Le moment de la sieste, volets presque clos pour laisser passer juste un rai de lumière, et entendre, atténué, le chant des cigales. S’allonger. Sentir les muscles se délier un à un et sombrer pour une demi-heure…

-Le choix de la baignade: piscine ou rivière? La rivière est plus gaie et sent exactement la même odeur que lorsque j’étais petite. Des plages à l’ombre, sous les grands arbres, l’eau fraîche mais pas glacée et les alevins qui viennent me bécoter les pieds…

-Les soirées à la fraîche lorsque le soleil s’est couché. L’attente pour saisir au vol les étoiles filantes, l’imagination qui va bon train. Des grillons dans l’herbe et hier soir, un ver luisant pour seul éclairage de la forêt…

-La cuisine d’été: vite fait, bon, sain. Faire sa spécialité et inviter des amis: la soupe au pistou. Inventer des recettes avec tous les légumes que me donne mon père. Variante du pain d’aubergines, tian provençal, tarte à la tomate, purée de poivrons…

-Avoir le choix entre le festival du blues avec  Leïla Zoé en vedette ou une soirée Brassens dans le village d’à côté. Constater avec ravissement que ce n’est pas le même soir et que donc, on pourra tout faire.  Décider au dernier moment si on y va ou pas  et si c’est oui, ne pas se donner d’heure pour rentrer.

-Traîner sur l’ordi avec des choses bien futiles, l’horoscope du mois, une partie de belote, Facebook…

-Juger du coin de l’œil sur le calendrier mural que le 30 août est encore loin.

-Savourer.

26 juillet, 2013

Nuno Resende

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 9:00

Bon, pour résumer, mon amie est fan de Nuno Resende. Si vous ne connaissez pas, c’est celui qui a participé à The voice, a fait de nombreuses comédies musicales ( Mozart, Adam et Eve…)Beau gosse, charmeur, très belle voix, artiste jusqu’au bout des ongles, il sait tout faire: il chante (divinement bien), il danse, il joue la comédie, il ensorcelle. Bref. La copine a prolongé d’une semaine son séjour en Avignon parce que Nuno joue tous les soirs au Rouge-Gorge, un petit théâtre surplombé par l’impressionnant palais des papes. Comme une vraie fan, elle va voir son spectacle tous les soirs. Comme une vraie fan, elle attend chaque soir après le spectacle le moment des autographes-bisous-photos-échange de petits mots.Et de fil en aiguille, elle lui a proposé de distribuer pour lui des flyers de son spectacle, car à Avignon, la concurrence est rude! Étonné, ravi, il a accepté. Là voilà partie hier en fin d’après-midi, par une température avoisinant les 38°C, ses flyers sous le bras. Sauf qu’au bout d’un moment, elle a croisé Nuno dans la rue de la république, qui lui a proposé de faire ça à deux, parce que c’est bien plus sympa comme ça .  Du coup, elle m’a complètement oubliée. On devait se retrouver à 19 heures. J’ai appelé  maintes fois sur son portable, coupé… Je me suis assise sur un des rochers du parvis du palais, j’ai vu se succéder plusieurs spectacles de rue, attendant qu’elle m’appelle. 19h, 19h30, 20h, 20h30…Là voilà qui m’appelle:  « rejoins-moi, je suis rue de la république avec Nuno… » Bon, j’aurais dû être contente pour elle, j’étais blessée, j’aurais dû trouver ça génial, j’avais les larmes aux yeux…Finalement, je les ai rejoints, lui est parti manger…j’ai pris sur moi, je ne voulais pas gâcher sa joie, elle était tellement sur son petit nuage!!!. Quelques secondes plus tard, on tombait dans les bras l’une de l’autre :  « excuse-moi! »   « non, c’est moi! » bref, des copines, quoi….

Un peu plus tard, on est allé voir ce fameux spectacle: ambiance fan attitude ( cris hystéros, femmes aux sourires béats, pâmoisons, bousculades et course pour être au premier rang). L’homme est sidérant: il chante très bien, saute partout, va derrière le public, dans le public,  parle, vanne, imite, séduit, et se montre aussi tellement humain. Il nous raconte que la veille, vers 3 heures du matin, rentrant à son hôtel avec sa guitare, il a été apostrophé par un gars SDF sur un banc…il s’est assis avec lui, ils ont parlé, il lui a chanté des chansons …ils se sont quittés beaucoup plus tard… voilà, c’est peut-être l’anecdote qui résume le mieux le personnage.

21 juillet, 2013

Emportée par la foule

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 10:12

Emportée par la foule dans Bout de chemin ben_rubin-300x237

Conversations croisées: des centaines d’écrans qui diffusent en direct des sms envoyés à travers le monde

 

Dans la même semaine, je suis allée à Montpellier voir une expo d’art contemporain, à  Avignon pour un spectacle du off, et hier soir à Pierrelatte pour un concert calamiteux, le tout entraînée par une amie parisienne en vacances dans le coin et qui veut tout voir…Expo dont le thème était  » la communication électrique ». C’était, comment dire…très très conceptuel, heureusement qu’il y avait de charmantes hôtesses pour nous expliquer les cheminements des artistes. Arrivées devant une succession de boîtes en bois cubiques superposées bizarrement et dont certaines étaient munies  d’une clef,  nous nous sommes mises à les ouvrir pour constater, déçues,  qu’elles étaient toutes vides, jusqu’à ce qu’un surveillant vienne nous expliquer que c’était en fait le vestiaire de l’exposition: moment de grande solitude partagée, puis fou rire incoercible

Avignon  et son festival du mois de juillet: un autre monde loufoque et coloré.La ville est noire de monde, on croise un peu partout des têtes connues, des artistes, des troupes qui font l’article pour leur spectacle. Ici, il y a tellement d’offres qu’il faut bien se démarquer mais comme tout le monde se démarque, finalement tout passe inaperçu, même ceux qui jouent un mariage au beau milieu de la rue de la république, idem pour ceux déguisés en  sandwiches géants pour leur spectacle sur la malbouffe ou pour les grands échassiers quasi nus dansant la salsa…

Enfin, hier soir, un concert calamiteux organisé par une grande radio , avec un public prêt à pousser mémé dans les orties pour gagner un t shirt, et des chanteurs sur scène qui m’ont écorché les oreilles…J’ai jamais vu autant de monde dans une semaine et je ne me suis jamais sentie aussi seule…

16 juillet, 2013

De la disparition des côtelettes et autres

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 18:12

Du coup, Husband déprime. Il ne dort plus, ne mange plus, oublie tout. Je l’ai accompagné chez le médecin, le diagnostic a vite été posé: dépression sévère, prescription d’anxiolytiques et d’antidépresseurs. Je me retrouve bien démunie: lorsque nous avons une conversation sérieuse où des choses très importantes sont dites, il ne se souvient de rien le lendemain…Les journées en deviennent totalement décousues. L’autre soir, il me demandait ce que j’avais fait de la barquette de côtelettes et du pack de bières qu’il avait achetés…il les a cherchés partout pour finalement convenir que , soit il a fait ces courses et les a oubliées sur le parking, soit il a juste imaginé les faire…

Surtout, ne pas culpabiliser.

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