Carnet de route de Caloulaframboiz

26 septembre, 2012

Monday evening…

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 9:10

Lundi soir, 19H20…Je sors ENFIN de l’école, après la réunion de rentrée avec les parents. Ce n’est pas que ce que j’avais à leur raconter était spécialement long, mais on a toujours des parents qui s’attardent après, pour savoir comment ça se passe, pour demander des conseils etc. Là, j’avais entre autres, une maman d’une élève dyslexique qui voulait me convaincre d’assister à un colloque sur la dyslexie à Lyon. C’est sûrement passionnant, mais j’ai une vie après l’école…enfin, j’essaie. Ah! Où sont-elles, ces maîtresses hussardes de la république, se vouant corps et âme à leur vocation!…J’avais trouvé, dans une des premières classes où j’enseignais, un code Soleil datant des années cinquante. Le code Soleil, c’était la bible du maître parfait. Il était écrit que la maîtresse de village se devait d’être en toutes circonstances irréprochable, aussi bien dans sa tenue vestimentaire que dans sa conduite. Elle  devait s’interdire de participer aux fêtes du village et s’imposer à tous en tant que modèle de vertu. Wow, un programme de folie…

Bref,  toujours est-il que me voici sur la place à une heure tardive, au volant de ma voiture,imaginant avec délice la première chose que j’allais faire en rentrant chez moi: enlever ces chaussures neuves qui me compriment et faire respirer mes pieds contrits.Oui, l’institutrice de village, le lundi soir, sait se contenter de joies simples… Machinalement, enfin, « à l’insu de mon plein gré », j’ai levé les yeux vers la maison de Dr Ross…Y  avait de la lumière…Merde, me suis-je dit, je finis plus tard qu’un toubib à l’hôpital…Est-ce bien normal? :-)


30 août, 2012

Allons enfants …

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 22:45

J’ai traîné…traîné…jusqu’à maintenant…Voilà, mon cartable est fait, avec mes classeurs dépoussiérés, mes dossiers tout neufs, et ma trousse rechargée en stylos rouges prêts à sévir. Demain, je vais retrouver mes collègues qui ne m’ont pas du tout manqué, le directeur et ses vannes à deux balles, ma classe repeinte, l’éphéméride sur mon bureau resté à la page du 5 juillet …manquera plus que le son de la cloche, 90 élèves qui courent dans tous les sens, et un quintal de paperasses infâmes urgentes ( du genre qui-étaient-à-rendre-pour-hier-mais-qu’on-a-seulement-reçu-aujourd’hui) , pour s’y sentir vraiment…


Allez, 26ème rentrée demain, haut les cœurs, c’est chaque fois une nouvelle aventure qui commence.

27 juin, 2012

Fin d’année

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 14:52

Fin d'année prof-en-juin1-227x300

Prof en juin, dessin de l’excellent blog Danger écoles, c’est tellement ça!

Finalement, comment dire , la fatigue de fin d’année, ça a du bon. ça met les gens à nu, ça enlève les croûtes et les vernis de protection. Je découvre mes collègues sous un autre jour. Et puis aussi, comme 0n fait durer un peu plus les récréations,  on a plus le temps de se raconter des choses. J’apprends ainsi que l’une souffre d’une maladie rare potentiellement dangereuse, que l’autre se conduit comme un beauf avec les enfants de sa femme. La petite jeune qui semblait toute timide au début de l’année est en fait très directive et arriviste…faudrait pas lui donner trop de pouvoir à celle-là.Je serais curieuse de savoir ce que les autres pensent de moi…On se concerte en traînant la savate pour faire les commandes, boucler les projets, se répartir les élèves…Y a des fous rires nerveux et des  éclats de voix. Tous les après-midis, on dépasse allègrement les 32°C et ça n’aide pas à garder la zen attitude. Déjà on me sollicite pour de nouveaux projets l’année prochaine, sauf que je suis incapable de mettre en route une quelconque réflexion dépassant le stade de  » vivement ce soir que je me couche ».

Là, faudrait que j’ouvre ce gros catalogue de fourniture et que je coche sur mon zoli tableau Exel tant de stylos, de mines HB, de cahiers 17×22 rayures Seyes… sauf que je ne peux pas: allergie passagère…

Vivement ce soir que je me couche ! ^^^^

9 juin, 2012

Où vont les histoires.

Classé sous Fiction,Non classé — caloulaframboiz @ 12:56

C’était devenu un rituel : tous les soirs, après ses six heures de ménage dans les bureaux de Bercy, Marcelle s’asseyait sur un banc, gare de Lyon, et passait une bonne heure à regarder les histoires des vies qui se croisaient là, sous ses yeux. Puis elle descendait prendre son RER et rentrait chez elle, où personne ne l’attendait.

D’accord, une gare, c’est crasseux. D’accord c’est bruyant, froid en hiver, et nauséabond en été. D’accord, c’est un peu comme une prostituée de l’est, avec beaucoup de passage et pas beaucoup de sentiments, et pourtant…

Pourtant, elle aimait le manège permanent des trains qui partaient et qui arrivaient, elle aimait le cliquetis des lettres métalliques qui s’affolaient sur le grand panneau des entrées. Elle aimait se raconter les histoires dont elle ne percevait que la façade : cette femme très belle et triste, avec un cœur aussi lourd que sa valise, ce jeune globe-trotter avec son sac à dos rond comme le monde, ce gamin qui se prend une claque parce qu’il tire la langue au contrôleur, ce paumé qui essaie de faire le sac d’une vieille…toutes ces silhouettes comme une ritournelle d’un monde qui court sur lui-même sans devoir jamais s’arrêter.

Un jour, il y a longtemps, elle avait été elle aussi une voyageuse, elle avait dit au revoir à quelqu’un sans savoir qu’elle ne le reverrait plus…Calée sur son banc, avec son cabas contre les genoux, elle tourna la tête pour surveiller l’heure et se dit qu’elle n’allait pas tarder à descendre, lorsqu’elle vit, posé à côté d’elle un gros album photo .Elle chercha des yeux à qui il pourrait appartenir… toute occupée qu’elle était à se perdre dans la vie des autres, elle n’avait pas du tout fait attention à la personne qui était assise à côté d’elle.

Elle attendit longtemps, avec l’album dans les mains, sans trop savoir quoi faire. Parfois, le soir, elle repartait avec un journal ou un magazine oublié mais un album, c’était différent. C’était personnel. Indécise, elle laissa le temps  s’écouler mais cette fois, son regard était rivé sur la couverture cartonnée de l’album. Finalement, avec des scrupules de gamine prise sur le fait, elle l’ouvrit.

Sur la première page, c’était la photo d’une jeune femme assise sur des escaliers ensoleillés, elle semblait insouciante et heureuse de vivre. Puis suivaient des photos de famille, avec les mêmes personnages qui revenaient à chaque fois. Elle leur donna des noms. Lui, là, avec son air jovial, c’était René, et celui-là, sûrement le grand –père, elle l’appela Florent. Il avait toujours l’air droit et autoritaire. Et puis cette grande brune assez jolie devait s’appeler Marie. On retrouvait un cousin, Vincent, des amis, Frank et Lucette, un chien, Caporal. La famille partait en vacances dans une voiture surchargée, photos de campings à la montagne, de veillées auprès d’un feu, de poses rigolotes devant des monuments. Et puis il y avait une naissance, un petit bébé beau comme un astre, devant des parents qui éclataient de bonheur. La petite nouvelle s’appellerait Sarah. Puis on découvrait Sarah faisant ses premiers pas, Sarah avec son premier cartable sur les épaules, puis une autre naissance, des Noëls avec des cadeaux et des bougies sur la table, des pique-niques dans les prés et des plongeons forcés dans la piscine.

Le temps passait comme la vie au fil des pages. Sarah était devenue une ado, on la voyait avec son petit copain, puis avec un autre, et puis encore un autre, et puis un autre, et Marcelle se dit que cette Sarah avait un cœur d’artichaut… Photos d’anniversaires, de batailles de mousse à raser, de construction d’une maison,  de couchers de soleil sur un coin de paradis…Marcelle s’attachait à tout ce monde qui défilait sous ses yeux juste pour elle, il lui semblait maintenant qu’elle connaissait intimement chacun d’eux, qu’elle perçait peu à peu leur caractère…Photos de gestes tendres, d’une main posée sur l’ épaule, d’un sourire chaviré, d’un regard désabusé, ou perdu dans le vide. Le grand –père devait être mort, il avait disparu depuis plusieurs pages… 

-Madame ? Tout va bien ? Vous attendez quelqu’un ?

C’était une agent de sécurité de la SNCF. En levant les yeux vers elle, Marcelle fut surprise de voir qu’il faisait nuit noire et que la gare s’était peu à peu vidée.

-Oui, oui, tout va bien, la rassura-t-elle, je m’en allais.

 L’agent s’éloigna. Il ne restait plus qu’une page à tourner à cet album. Marcelle se dit qu’elle allait regarder la dernière photo, puis qu’elle remettrait l’album à sa place. Peut-être que demain, quelqu’un viendrait le chercher ?

Elle tourna la page.Sur la dernière photo, on voyait une vieille dame dans une gare.

Assise sur un banc.

3 juin, 2012

ça se voit que je suis fatiguée?

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 9:15

Déjà, dans la semaine, j’ai réalisé le 1er juin que le dernier délai pour  rendre les dossiers 6ème au collège était le 30 mai…Ou comment se faire remarquer quand on ne vise, dans ce domaine-là du moins, qu’à la plus grande discrétion…

Et puis vendredi, voulant demander son carnet de chèque à husband, je lui ai demandé son cahier de textes…

Et enfin, hier, téléphonant à fiston d’amour, je l’entends me dire:  » Bon, maintenant, je vais peaufiner mon slip. Moi à l’autre bout du fil: quoaaaaaaaa? tu vas peaufiner ton slip? Et lui, hilare: noooooon, maman, je vais peaufiner mon SITE!!!!!!!!!!!  

(Et là, on n’est que le 3 juin…. :-)   )

29 mai, 2012

T’as envie de quoi?

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 12:15

-T’as envie de quoi?

-D’océan, de journées sans horaires, sans contraintes, sans correction, sans dossier à rendre, sans parents à recevoir. Envie de siestes profondes, de champagne bien frais, de crevettes citronnées et de framboises- sucre glacées. Envie de promenades les pieds dans le sable, de lectures mutines, de massages amoureux.

-Et puis?

-Envie de lâcher-prise . Envie de me vautrer toute l’après-midi sur le canapé devant les programmes de la télé qui sont trop bien à ces heures-là, ingurgiter des Derrick, Arabesque, Magazine de la santé, en mangeant des M&M’s, bien régresser et bêtifier. Passer des heures au téléphone avec les copines, tester tous les échantillons de crèmes  de beauté de mon tiroir et décider que l’activité la plus importante de la soirée sera de se refaire les ongles. Fermer les yeux et rêver. 

-Te faut des vacances, quoi… 

 -Oui. Encore un bon mois.Une éternité…Trois fois rien à l’échelle galactique.

23 mai, 2012

23 mai(s)

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 20:54
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Je sais exactement où j’étais le 23 mai 2010 à cette heure-ci, je sais exactement comment j’étais habillée et ce que je ressentais. Il y a deux ans exactement, j’étais à Lyon, à la salle Tony Garnier, au concert de Metallica. J’étais accompagnée de my Husband. Le concert avait fait salle comble, soit        17 000 personnes. Autant dire une marée humaine. Ce soir-là, je portais un jean, un petit haut noir décolleté, un petit gilet noir fin,des chaussures plates, et j’avais un petit chignon charmant. Ce soir-là, pour la première fois, après deux ans d’échanges virtuels, je LE rencontrais. Il était lui aussi accompagné. Le hasard a fait qu’on s’est retrouvé assis à seulement trois rangées l’un de l’autre. On a pu se voir, se plaire, se sourire, se parler pendant l’entracte…Il paraît que javais alors un sourire si doux. Qu’il y avait une aura autour de moi…Le bonheur qui débordait sûrement…Soirée de rêve.

Je sais exactement ce que je faisais le 23 mai 2011…Je pleurais. Inconsolable. Triste. Je cherchais  à comprendre et je n’arrivais pas à tourner la page. Je n’en finissais pas de ne pas arriver à oublier.  

Et ce soir, 23 mai 2012. Je vais bien, je sais parfaitement où j’en suis. Je sais où sont mes essentiels.La page est tournée et il en reste de chouettes souvenirs . Je n’ ai pas  pensé à cette soirée de toute la journée, sauf quand, coincée dans un bouchon en milieu d’après-midi, j’ai allumé la radio. « En ce 23 mai, beau soleil et mistral sur la Provence, a annoncé l’animateur de RTL2, and now, Nothing else the matters, de Metallica…Clin d’oeil du hasard, flash back…j’ai eu du mal à réaliser: deux ans déjà!!! J’ai souri et mis la musique à fond dans la voiture…Finalement, on survit à tout, aux râteaux dans la gueule, aux trahisons , au manque, à la peine, aux montagnes russes hautes comme des Himalaya parce qu’on a toujours en nous quelque chose pour avancer.

22 mai, 2012

Ponts etc…

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 19:22

Quatre jours de temps quasi automnal… Oui mais quatre jours avec fiston d’amour et plein de petits moments délicieux passés tous les deux. Au bord de la rivière, à faire des ricochets, à se lancer des défis improbables (on va lancer des cailloux dans l’eau  jusqu’à ce que le monticule sorte de la flotte^^), à faire un clafoutis, et les doigts rouges de jus de cerise, jouer un remake de Psychose dans la cuisine…(Finalement, paraît que dans le film, le sang, c’était du chocolat- les avantages du Noir et Blanc-^^)….Faire des hamburgers maison,  manger, euh,  se gaver de cerises dans l’arbre, jouer au Sccrable en famille et poser fakir en compte triple,  lui faire réviser des formules de math et de compta auxquelles je ne comprends pas grand chose mais c’est pas grave, le plaisir était ailleurs…

Quatre jours où j’aurais dû préparer plein de choses pour la classe, remplir des tableaux de chiffres, passer mon salon de jardin à l’huile de teck, sauf que ces choses-là ont glissé sur moi comme le sable entre les doigts.

Déjà mardi soir, pluie, pluie, pluie…Je me retrouve un 22 mai en pull, une écharpe autour du cou, avec un gros rhume tenace, du coup, j’ai craqué et rallumé un peu le chauffage, histoire d’être bien chez moi. Je ne cesse de me dire que cette année, j’ai  vraiment une classe formidable, avec des élèves sensibles, attachants, toujours partants, et ayant le sens de l’humour. Ce matin, Romain, élève en difficulté et pas vraiment scolaire m’a touchée. Depuis quelques semaines, galvanisé par mes encouragements à répétition, il a vraiment le souci de bien faire. Et à la récréation, il m’a demandé si je pouvais lui réexpliquer les conversions. On a passé la récré tous les deux, à reformuler tout ça. C’était SA demande et il prenait sur SON temps de récré. Immense. Après, il y a eu la remarque de Frédéric, inquiet, car depuis le matin, il avait mal aux yeux:  » maîtresse, ça se peut  que lorsque la puberté commence, les yeux changent de couleur?  » ^^^^

Et l’amour dans tout ça? J’observe les gens qui vivent autour de moi et je ne comprends pas tout. Je ne comprends pas pourquoi , après deux ans de silence total, »on » me recontacte pour me demander des nouvelles. Je ne comprends pas pourquoi tant de gens font semblant. Mais ça non plus, ce n’est pas bien grave.

9 mai, 2012

RDV en terre inconnue

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 13:06

Hier soir, comme sûrement des millions de français, j’ai suivi RDV en terre inconnue, avec Zabou . J’ai vu toutes les autres émissions de la série, et j’étais  » fan », mais là, comment dire? La mayonnaise n’a pas pris. D’abord, c’est un peu too much qu’à chaque fois, on nous resserve à la virgule près le même scénario: l’arrivée dans un endroit paumé – bon, OK, c’est le concept-même de l’émission, l’attente de deux hommes de la tribu, arrivant à pied ou en pirogue, l’accueil chaleureux ( depuis que j’ai appris que les gens en question sont payés, ça change mon regard, même s’il semble normal qu’ils soient dédommagés), les expériences extrêmes, la rencontre avec un homme ou une femme d’exception,les adieux avec gorge nouée et larme à l’oeil…La trame est la même pour tous les numéros, et c’est dommage.

Après, Zabou: soit cette femme est hors du commun, soit il ya eu du coupé/collé au montage. Elle s’émerveille de tout, s’extasie » oh que c’est beau! », dort par terre au milieu des chiens qui aboient et des villageois couchés à même le sol, sans broncher. Elle marche des heures sous un soleil de plomb, par 45 degrés ,mange du sorgho et boit du lait de chèvre dans un récipient douteux sans grimacer.  Si tout est authentique, je lui tire mon chapeau. Moi, sur les deux semaines de tournage, ne supportant pas la chaleur extrême, le manque d’hygiène, de me sentir crasseuse,  j’aurais bien piqué ma crise une fois ou deux.

Et puis l’homme de la situation, un des Nyangatom, qui explique que lui est prêt à aider sa femme dans les tâches quotidiennes, car il trouve que les femmes en font trop. Je reste rêveuse…ils ont dû le chercher longtemps celui-là…

Le concept de l’émission reste toujours excellent, et ça fait du bien de voir autre chose que les valeurs de l’argent mises en avant à la télé, mais faudrait voir à ne pas faire trop lisse et trop idyllique non plus.

7 mai, 2012

En arrivant de l’école

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 19:12

J’ai mangé des cerises dans l’arbre. Des grosses, bien sucrées. J’ai testé mon nouveau transat sur la terrasse ensoleillée. Reçu un SMS d’une amie qui m’invite à faire du shoppping mercredi. Rêvassé à des choses agréables en compagnie d’un grillon planqué dans la pelouse. Puis reçu un message complètement inattendu  de quelqu’un qui fut cher à mon coeur. Y a pire pour commencer ce week-end au milieu de la semaine…

PS : C’était sans compter sur le petit voisin, qui a eu une idée géniale, essayer de reproduire Frères Jacques en tapant sur des casseroles dans son jardin… Faites des gosses, qu’ils disaient :-)

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