Carnet de route de Caloulaframboiz

16 janvier, 2013

Rigueurs de l’hiver

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 17:49

L’hiver est abrupt.

Béatitude du petit matin,  le corps alangui dans une douce chaleur, sous la couette…Pas envie de me lever, faire durer l’instant, encore et encore…

Par la fenêtre, matins de début du monde,  beauté minérale des larmes de givre accrochées aux pins parasols.

Grands arbres noirs au détour des chemins, branches fourchues comme autant de balais de sorcières.

Ciel passé au badigeon de gris et air glacial qui  mordille le visage à petits coups de crocs.

Charles Ingalls  absent, je débite des bûches à la hache…Un thé, une frangipane, un livre.

Bien -être hypnotique devant un feu de cheminée.

Pas un bruit dehors, même le chien de la voisine, grande gueule, a rendu les armes.



 

17 novembre, 2012

C’est quand demain?

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 22:46

C'est quand demain? dans Humeur long-road-johanson-300x197

Long road, Johanson

Période sans fin…travail, ennui, envie d’autre chose mais sans me donner les moyens d’y parvenir,solitude, et pourtant, je suis toujours accompagnée…Paraît que c’est normal, les Scorpions rentrent dans une longue période saturnienne.^^

Espoirs déçus,choses faites et refaites dix fois sans jamais être totalement satisfaite. Même les livres que je lis ,par une mécanique mystérieuse,se mettent au diapason de mes sensations. J’ai enchaîné Les lisières de Olivier Adam, Oh de Djian, et Cet été-là de Véronique Olmi, des histoires de vies déglinguées, de gens lâches, tristes, amers, imbuvables.Les personnes que je croise s’y mettent aussi, avec cette femme médecin qui était dans ma classe en terminale et qui m’expliqua qu’après le tournoi de golf, son mari et elle prenaient l’avion pour St Barth..ou quand la réalité dépasse presque les clichés…En même temps, je dois bien être le cliché de moi-même,enseignante jusqu’au bout des ongles,  avec mes quatre stylos rouges dans mon sac à main, et la manie de toujours imaginer ce que je pourrais bien tirer d’un pot de yaourt ou d’une boîte de camembert… 

9 septembre, 2012

Clin d’oeil

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 10:57

Clin d'oeil  dans Humeur lannée-du-prof

Parce que c’est tellement ça^^^^^, trouvé sur l’excellent dangerecole, of course!

 

 

clooney dans Humeur

Et là, parce que cela aurait été tellement cool si ça avait été ça… il y avait un poste vacant à la rentrée dans l’école, mais c’est une femme qui a été nommée…Quant aux hommes travaillant à l’école… no comment !!!^^

8 septembre, 2012

La grande librairie trash

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 11:13

D’habitude, j’aime bien La grande librairie. Donc, jeudi soir, malgré mes dix heures de boulot intensif(je ne dis pas merci aux paperasses de rentrée et à mes sempiternels doutes qui font que je réfléchis à douze fois avant de savoir comment je vais faire telle ou telle chose), bref, malgré tout, du bon chocolat dans la main gauche, et une verveine dans la main droite(la tisane,pas la liqueur,  n’allez pas croire que je me saoûlote dès le boulot repris) ( quoique), bref,  je me suis installée sur mon canapé pour suivre Djian, Angot, Nothomb, et les autres.

Chacun a présenté son nouveau roman avec plus ou moins de talent. C’est toujours une sacrée confrontation à la réalité, de voir celui qu’on a lu pendant de longues heures s’exprimer à la télé. Certains s’en sortent très bien, et savent se vendre ( D’Ormesson), d’autres sont touchants ,désarmés et mal à l’aise face à une caméra(Anna Gavalda), d’autres encore sont tels qu’on les imaginait, névrosés et effrayants tant ils respirent la joie de vivre(Houelbecque)…

Cependant, hormis le plaisir de voir des noms sur des premières de couverture prendre vie au petit écran, les sujets des quatre romans présentés hier me laissèrent perplexe… en fait, si vous cherchiez un bon film d’horreur gore et trash, c’était sur Arte que ça se passait ce soir-là ! ^^ Christine Angot raconte dans Une semaine de vacances l’histoire d’un inceste, tout un roman avec des scènes crues et choquantes qui se succèdent les unes aux autres sans que rien ne nous soit épargné. Ouais, super! Et l’auteure de nous expliquer que sans son livre, l’inceste resterait un mot vide de sens, dont on ne soupçonnerait pas tous les affreux dessous.

Nothomb, elle, reprend le conte de Barbe Bleue, en le mettant à sa sauce, ( forcément, un livre par an depuis vingt ans, ça use), donc voilà son héros qui zigouille allègrement toutes les femmes qu’il aime. Djian(Oh… ») parle d’une femme violée qui décide de ne pas porter plainte, vu que, de toute façon, elle a une vie calamiteuse, dans laquelle rien ne va, elle se dit qu’un peu plus un peu moins..Que des super sujets de rentrée littéraire, hein…

Allez, j’avoue, j’ai eu un petit faible pour Djian et sa façon de nous expliquer comment il écrit un roman. Il part d’une  phrase, qui va s’enchaîner à une autre phrase, puis à une autre…mais il ne sait pas à l’avance où tout cela va le conduire. Le roman se construit au fur et à mesure qu’il l’écrit. Pour lui, ce qui compte, ce n’est pas l’histoire, c’est le style, la manière de dire. Et j’aime son style… du coup, je lui pardonne beaucoup de choses. Malgré tout, même si le bonheur  ne fait pas vendre, il doit encore être possible d’écrire un livre qui fait du bien, un livre qui redonne foi en l’humanité,un livre sans perversion, un livre qui nous fait sourire, voire même rire…ben si, ça existe.. :-)

22 août, 2012

La quoi? La rentrée???

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 11:41

La quoi? La rentrée? Les gens n’ont que ce mot-là à la bouche: « Alors, c’est quand ta rentrée? » Je réponds que je ne sais pas! En plus c’est vrai, je ne sais pas exactement quel jour je reprends, faudra que j’appelle une collègue pour savoir. Je ne fais pas un déni, juste que je ne veux pas pourrir ces jours de vacances en replongeant par anticipation dans le délire SM du rythme boulot. Et puis de toute façon, ce n’est pas possible qu’on soit si près de la rentrée, vu qu’il fait 40° l’après-midi et 30° la nuit. Ahhhh la « douce » chaleur insupportable de l’oreiller contre la nuque…

N’empêche, cette nuit, mon cerveau enfin endormi sur le coup des 4 heures du mat, a recréé ce rêve récurrent d’une classe dont je ne suis pas maître, avec des élèves qui chahutent et qui n’écoutent rien. Ce n’est pas pour rien que  la mutuelle de l’éducation nationale a la plus grande maison de repos de France, à la Verrière…(Blague d’enseignant:  » On finira tous à la Verrière ».)Mon cerveau doit donc savoir ce que je me refuse à accepter^^…

Les prospectus dans les boîtes aux lettres vantant les prix imbattables pour  » la rentrée », cette femme dans le supermarché, au bord de la rupture d’anévrisme: elle achetait les fournitures scolaires pour ses deux ados qui voulaient toujours autre chose que les premiers prix…A deux doigts de l’implosion, les joues rouge brique, elle leur hurlait les pires horreurs…Faut se méfier, ce genre de scène hystéro, c’est contagieux…^^ Alors,cet aprèm, pour moi, ce sera sieste-piscine- roman à terminer…:-)

23 juillet, 2012

Trash attitude

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 14:01

En rangeant des documents dans l’armoire, je suis tombée sur des choses que j’ai écrites voilà plusieurs années, Un mémoire professionnel présenté pour le concours interne de prof des écoles, « Haïkus,une expérience de réécriture à l’école », à l’intérieur se trouvait encore la feuille des questions que j’avais eues à préparer juste avant l’entretien oral, du genre  » La pratique de la réécriture à l’école suppose-t-elle des attitudes pédagogiques particulières et pourquoi? », et puis,  » Qu’est-ce que pour vous un « bon » professeur des écoles?… Ben, c’est celui qui connaît dix marques de bons stylos rouges, celui qui fait une collec’ de pots de yaourts en verre et une autre  de papiers cadeaux, parce que oui, ça peut servir dans sa classe. Et puis un bon professeur des écoles sait que l’année se termine en juin et pas en décembre, et il connaît plein d’abréviations bizarres, comme ZIL, RASED, T1, PPRE ou PPAP… Bon, j’avoue, je faisais moins ma fière lorsque j’ eus ces questions à traiter face à un jury sympathique comme La grande inquisition au temps de Isabelle la catholique. ( Oui, je regarde Secrets d’histoire et en plus je suis fan^^).

Et puis y avait aussi dans cette armoire une nouvelle que j’avais écrite, un pavé de 130 pages qui s’appelait « Carré d’art ». J’ai commencé à  la relire et …effarement….. lecture affligeante, pitoyable, pathétique. C’est une histoire d’amours compliqués d’une naïveté déconcertante, avec  des violons, des trémolos, des rebondissements à la Douglas Kennnedy, des passages déchirants où l’amour est beau, l’amour est grand, l’amour est fort, et tellement au-dessus de tout. Si j’avais écrit ça à 15 ans et demi, je me serais trouvée des tas d’excuses, – le flot d’hormones pas encore bien canalisé et/ou un côté fleur bleu copieux d’une nana qui n’a encore rien vécu-, mais le drame, c’est que j’ai écrit ça il y a cinq ans. Au secours.

Quelque part, entre temps, entre histoire d’amour qui finit mal et se ramasser plusieurs fois la gueule sur le bitume à force de croire qu’autour de moi il n’ y a que des gens bien,  j’ai perdu cette naïveté qui faisait de moi cette ado attardée. Je regarde les choses telles qu’elles sont et pas telles que je les façonne, et forcément, c’est beaucoup moins glamour. Aujourd’hui, si on me dit que je suis la fille la plus exceptionnelle de la Terre,  je ne suis pas touchée, par contre sur mon carnet secret, je mets une barre en plus sur le compte du Séducteur de seconde zone. Alors, forcément, avec cet état d’esprit-là, j’écris plus, je ne lis plus de bluettes, et je sonde les trash attitudes. Comme hier, sur la nationale menant à Avignon, avec une pute tous les kilomètres placée au bord de la route. Très  jeunes filles de l’Est atterries là le mois dernier. Lorsque je passe en voiture, vers 13 h, un gars torse nu  sur sa moto dépose sa travailleuse sur le bord de la route. Je lève les yeux dans mon rétroviseur: pendant que l’homme à la moto fait demi -tour, elle remonte consciencieusement son short imitation cuir et se plante bien droite sur l’accotement.

Comme la fois où un connard m’avait entraîné derrière chez lui pour cueillir des framboises et avait essayé de m’embrasser alors qu’il y avait sa femme et mon mari à quelques mètres de là.

Comme  à la gare TGV, où je croise un couple collé serré se disant au revoir avec passion, et puis, quelques minutes plus tard, lorsque je repasse devant le gars, seul cette fois,  je l’entends  minauder dans son portable:  » c’est bon, elle est partie, je suis à toi dans une heure ma chérie »…

C’est pas que je veuille m’attacher aux choses moches – je mets même beaucoup de bonne volonté à saisir le beau, le tendre, l’émouvant- mais je fais plus gaffe.

Merde, c’est peut-être ça, vieillir?


19 juin, 2012

Mon essentiel

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 21:18

Y a des jours comme ça… Déjà, je me suis levée en sursaut vingt minutes après l’heure habituelle. J’ai couru pour arriver à l’heure, il a fait chaud et lourd toute la journée et comme les élèves sont de vrais baromètres, ils étaient carrément électriques…Je me suis traînée péniblement jusqu’à la fin de la classe pour enchaîner avec  une réunion de conseil des maîtres…Où j’ai appris 1) qu’on risquait vraiment une fermeture de classe à la rentrée, ce qui veut dire de nouveau des effectifs chargés, et un épuisement quotidien, 2) que le projet d’école rendu en mars n’a pas été validé. (Deux écoles sur 27 se le sont vus refusé, ça fait pas très sérieux… Va falloir tout refaire d’ici au 30 juin, des heures de boulot en perspective alors que je n’ai plus aucune énergie…Le ton est monté entre collègues…Faut dire qu’on est tous vidés….Les paroles pas très gentilles ont fusé…..Valérie a fini en larmes… Il a fallu malgré tout s’organiser et dans cette ambiance  tendue, ça a pris du temps. Du coup, on a fini à 20h au lieu de 19h.

Sur le trajet du retour, j’ai essayé de relativiser….C’est vrai, y a tellement plus grave que de devoir refaire un projet, que d’être fatigué, que de s’engueuler entre collègues. Y a tellement plus important, tellement plus beau.

Arrivée à la maison, fiston d’amour avait fait une tarte aux pommes, mis sur le grill une cuisse de dinde, lavé le sol, repeint les chaises de jardin. Il m’attendait tout souriant et beau comme un cœur.

J’ai gommé tout ce qui était avant, et je n’ai gardé que ça de cette journée, l’essentiel.

 

 

15 juin, 2011

Y a des matins comme ça…

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 8:41

Y a des matins comme ça…On a mis trois pinces dans ses cheveux propres et ça fait un chignon dément, style haute-couture… On a mis LE petit haut blanc top dont on rêvait depuis deux ans,  qu’on a fini par dégoter samedi totalement par hasard,  et ça le fait GRAVE… Dommage que ce soit pour  aller à une réunion de boulot dans une salle de classe poussiéreuse, dans un village paumé du fin fond de la campagne… LOL   

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