Carnet de route de Caloulaframboiz

16 juillet, 2013

De la disparition des côtelettes et autres

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 18:12

Du coup, Husband déprime. Il ne dort plus, ne mange plus, oublie tout. Je l’ai accompagné chez le médecin, le diagnostic a vite été posé: dépression sévère, prescription d’anxiolytiques et d’antidépresseurs. Je me retrouve bien démunie: lorsque nous avons une conversation sérieuse où des choses très importantes sont dites, il ne se souvient de rien le lendemain…Les journées en deviennent totalement décousues. L’autre soir, il me demandait ce que j’avais fait de la barquette de côtelettes et du pack de bières qu’il avait achetés…il les a cherchés partout pour finalement convenir que , soit il a fait ces courses et les a oubliées sur le parking, soit il a juste imaginé les faire…

Surtout, ne pas culpabiliser.

26 février, 2013

Nettoyage de printemps

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 18:38

Après avoir bien râlé contre à peu près tout et n’importe quoi – le fait d’être malade pendant des semaines, le froid, le givre à gratter tous les matins alors que t’es à la bourre, les réunions, les collègues, les monceaux de corrections, le biscuit qui s’écrase lamentablement dans le thé, mes insomnies, ma facture de fioul, mes chaussures de chez Zalando trop hautes, mon pull noir chéri qu’il ne faut laver qu’à la main et que j’ai passé à la machine, résultat des courses, c’est un taille 6 ans-, bref, après avoir râlé et pesté contre tout depuis début janvier, j’ai réalisé que cette fois-ci, incontestablement, je commençais à virer vieille peau acariâtre et qu’il était temps de me reprendre en main. J’ai eu cette prise de conscience dimanche après-midi, vautrée devant Michel Drucker en train d’atomiser mes derniers neurones de fille encore jeune  dans sa tête. Michel ,si tu m’écoutes … Fi du mistral glacé qui donne envie de rien, fi de la fatigue, de la sinistrose ambiante, j’ai enfin réservé mes vacances d’été, une location de rêve face à l’océan. Je me suis payée une nouvelle tête ( merci ma coiffeuse chérie), j’ai invité les copines à boire le thé, et j’ai projeté quelques trucs sympas pour les jours à venir. Il était temps, je ne me reconnaissais plus… 

30 janvier, 2013

Mon voisin est un indien

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 20:27

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Mon voisin Vincent est un indien, un électron libre, un original et ça fait du  bien de vivre près de quelqu’un qui est hors de tout système. Il est musicien accordéoniste, guitariste, compositeur, chanteur, un artiste, quoi, un vrai. Il a fait plusieurs albums, et les  noms des groupes dans lesquels il a joué  témoignent de son état d’esprit: Shaman et Gadjo.  Il a toujours refusé les maisons de disques, refusé le statut d’intermittent du spectacle qui t’oblige à faire un certain nombre d’heures. Du coup, quand en hiver, il n’a pas trop de contrats, il entretient des jardins pour des riches suisses ou belges qui ont leur propriété dans le coin. Il a des amis aux quatre coins du monde, a joué en Laponie,  est parti en décembre dernier un mois chez ses potes les indiens  Sioux du Dakota du sud (-20 °C dehors, mais bien à l’abri sous un tipi).

Ce matin, alors que je jetais un œil par la fenêtre, il était là, comme une apparition, vêtu d’un bonnet péruvien, en train de faire brouter son cheval dans le chemin, enveloppé dans un brouillard opaque. Pendant quelques secondes, je me suis crue ailleurs, dans un monde où on se fout des horaires, où on a le droit de faire ce qui nous plaît, quand ça nous plaît, dans un monde où être libre, c’est possible.Il me rappelle chaque jour qu’on a toujours le choix.

25 novembre, 2012

Week-end !

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 19:54

En gros, si je devais résumer, ce serait week-end bouffe. Resto japonais entre amis, hier soir à Avignon  et très gros repas de famille aujourd’hui pour les 17 ans de ma nièce…

Ce serait aussi week-end vintage, en faisant des recherches sur internet, j’ai retrouvé trace d’un arrière -grand oncle mort à la guerre en 1915, après avoir été blessé à la moelle épinière. Son nom était cité dans une action où son régiment a fait preuve  » de bravoure et d’esprit de sacrifice ». De fil en aiguille, j’ai fait d’autres recherches et j’ai retrouvé la photo d’une arrière grand- tante, Zulma, et de ses enfants: et là, surprise, je trouve que je ressemble à Zulma, mêmes yeux, mêmes cheveux clairs, même forme de visage… ça m’a émue…

Sinon, je sais quoi faire si je suis amenée à changer de métier :-) voilà une personne qui m’a demandé de lui dresser son thème astral et une autre qui souhaite que je lui tire les cartes. Peut-être  que ça rapporterait plus qu’instit? ^^

19 août, 2012

Instantanés de Bretagne

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 14:12

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De retour de Bretagne…Bonjour le choc thermique! Nous sommes partis de Carnac enveloppés dans un épais brouillard. L’océan n’avait plus d’horizon et le thermomètre indiquait 15°C. Arrivés ici par 39°C, air sec et irrespirable…

Là-bas, des moments magiques.

Face à la côte sauvage, sur la presqu’île de Quiberon, un homme assis sur un banc de granit, fumant un énorme cigare, des écouteurs dans les oreilles, et le regard perdu quelque part dans les vagues s’écrasant sur les rochers, le Nirvana n’était pas loin…

A Auray, port de pêche sorti tout droit d’un film de flibusterie, avec ses maisons à encorbellement, ses rues pavées, ses tavernes minuscules. On s’attend à tout instant à voir surgir Jack Sparrows d’un tonneau laissé à quai. Je lis sur une plaque que de ce port, est partie une expédition commandée par Richelieu pour aller conquérir la Nouvelle Acadie… je me disais bien aussi… :-)

Chez Jaouen, à la Trinité sur mer, une grande cantine au plafond tendu de voiles de bateaux, on y mange des poissons et de fruits de mer à volonté. Tout est succulent et la serveuse irradie de son sourire permanent, malgré le monde, et les multiples requêtes. Quand on quitte les lieux, on laisse un mot sur le livre d’or. Sur la page de gauche, quelqu’un a dessiné un gros cœur, et a écrit  » Un si beau sourire!  » en laissant son 06…

Au marché, deux femmes truculentes qui se font appeler les sorcières de Carnac vendent des crêpes et des galettes à emporter. On se laisse séduire par la « Diabolique » et la  » Flibuste », deux énormes galettes qui débordent de choses pas conseillées pour un régime. Les deux sorcières sortent sur le comptoir une bouteille de cidre brut et nous proposent de trinquer avec elles.

Et puis aussi l’île aux moines, ses minuscules plages de poche, ses jolies maisons et ses bois aux noms évocateurs, bois des soupirs, bois du petit cœur.  L’île se parcourt à vélo ou à pied, et 15 août oblige, on a eu une première: un bouchon à vélo ^^.

Ambiance jeunesse branchée et cocktails dévastateurs à la baignoire de Joséphine, un bistrot so cute avec sa jolie terrasse sous les glycines.

Et puis l’océan, et moi qui m’émerveille toujours autant pour les marées, pour les balades à la tombée du jour les pieds dans l’eau, pour les coquillages bizarres, pour la couleur cent fois changeante du ciel,pour ces églises de granit posées un peu partout, pour tout ce qui fait qu’en Bretagne au bord de l’océan, je me sens BIEN.


7 juillet, 2012

On holidays

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 10:25

Que fait une instit les premiers jours de grandes vacances?

-Elle dort. Beaucoup. Du sommeil de celle qui n’a plus de stress. Adieu Lexomil et tisanes apaisantes.

-Elle fait la sieste, ce qui rejoint le premier point. Mais  c’est un plaisir plus subtil. Elle suit  le mode d’emploi provençal: choisir la chambre la plus fraîche,  fermer les volets, et laisser passer juste un rai de lumière…Se laisser hypnotiser par les grains de poussière qui y tournoient. Entendre, assourdi, le chant des cigales, s’alanguir en fermant  les yeux et sombrer une petite heure.

-Elle range l’énorme souk laissé par trois semaines de lâcher-prise. Méthodiquement, pièce par pièce, mais s’octroyant des pauses ordi-musique-coup de téléphone à une amie-glace- réflexions intenses( le pantalon blanc ou le jean aujourd’hui?) Elle vide même, armée d’un couteau,  le compartiment congélo pris par les glaces depuis Pâques.

-Elle invite tous les amis qu’elle a laissés à l’abandon faute de temps.

-Elle fait des projets, autres que projet liaison CM2:6ème ou projet « Retrouver la trace d’un ancien poilu de la commune et écrire son carnet de route » ou  » Mutualiser les outils de remédiation »…Non, là, c’est plutôt   lire enfin Dans les forêts de Sibérie, rejoindre une amie à la mer, passer deux jours entiers au festival d’Avignon, assister au château de Grignan  à une représentation des femmes savantes, aller en Bretagne au mois d’août et dormir face à l’océan, trouver une jolie conclusion à une histoire d’amour qui traîne depuis quatre ans. Ne rien faire.Profiter.

 

A 10 heures 21, elle traîne sur son blog, en nuisette, pas lavée, pas pressée, et y  écrit un petit article pour le plaisir.

:-)

 

3 juillet, 2012

Un bout de chemin

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 19:03

L’année scolaire se termine en même temps que je viens de remplir la dernière page de mon carnet. Celui-ci était gris, à spirales et le parcourir témoigne de ce qu’a été cette année: beaucoup de travail, beaucoup d’interrogations, des pages de compte pour savoir comment joindre les deux bouts, un ensemble plein de petits soucis et de sérieux. Des programmations spiralaires,  des pages de calcul, des réflexions, des petits mots d’enfants, des dessins, des recherches sur des sujets qui n’intéressent pas grand monde, comme le manuscrit enluminé des très riches heures du  duc de Berry ou les défaites de Crécy et Poitiers durant la guerre de Cent  ans. Ah, quand même, une carte postale de Paris que j’ai choisi de ne pas envoyer,et la page des scores au Scrabble, le soir où j’ai atomisé tout le monde.

Je dois en être à mon vingtième carnet et c’est le premier qui ressemble à ça. Pas de fantaisie, pas de dérapages, pas beaucoup d’imagination. ça fout la trouille. Je ne me reconnais pas. Dans trente ans, quand je serai morte, les gens diront:  » 2011-2012, ce fut sa période sinistre. Et puis après, elle a sombré dans l’alcool,  tel  Maupassant  à la recherche d’inspiration,elle a entrepris une correspondance épistolaire avec un délinquant très dangereux de la prison des Baumettes, et organisé en Lozère le concours annuel de la plus belle tourte aux épinards,  du coup sa vie redevint trépidante. » :-)

Bon, ce qu’il y a de bien avec ces histoires de carnet, c’est que lorsqu’on en termine un, on en choisit un autre, tout neuf, dont  on ne sait où il va nous mener. Tout est à faire, tout est à dire. Le suivant m’a été offert par mes élèves, acheté avec leurs propres sous♥♥♥, y a plus qu’à…

29 février, 2012

Un bout de ciel bleu

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 15:29

Je teste la pauvreté d’un monde sans rêve:  quand je me cantonne à dire que dehors le ciel est bleu, et que la route est goudronnée. Point final. Pas de fioriture, pas de dentelle, pas de petits nuages en forme de, pas de points de suspension. Te souviens-tu combien on en mettait partout, des points de suspension, par pudeur, pour ne pas dire toute l’émotion, pour laisser courir l’imagination par-dessus la distance qui nous séparait. Un vrai piège à filles, ce truc-là…

L’imagination, je ne l’ai pas perdue: je fais des efforts pour la dominer, la canaliser. Parce qu’à trop la laisser vagabonder des heures entières, je trouvais la réalité tellement sage. Tellement prévisible. C’en était triste à pleurer. Dans mes rêves éveillés, il y a toujours des rencontres incroyables, des coups du coeur et des trampolines géants. Il y a une chambre avec vue sur l’océan, ses petits rideaux marins bleus et blancs…L’odeur des draps frais…. Il y a une petite table pour deux au fond d’un café, à l’abri des regards, de la lumière dorée qui tombe pile sur mes cheveux blonds, des attentes fébriles dans des parkings charmants, à l’ombre de platanes séculaires, il y a des cigales infatigables et le bruit de l’eau qui court. Il y a des flaques d’eau qui miroitent au soleil. Des dialogues percutants, alors qu’en vrai, grande timide hyperémotive, je bafouille lamentablement trois borborygmes dans les situations trop émotionnelles. Avec de l’imagination, je repeins à grands coups de rouleau, je crée les décors, les dialogues, d’incroyables rebondissements, des attentes,des larmes, la boule- oeuf- dur coincée dans la gorge, les révélations, des fins heureuses… à y être, n’est-ce pas..Bref,faut arrêter d’imaginer!

Sauf que. Je me prends souvent en flagrant délit. Un rien qui fait repartir la machine infernale. Je croyais avoir froissé D…, un ami conseiller pédagogique avec qui j’ai toujours été complice. Une histoire de mail où l’on ne s’était pas bien compris. Faut dire qu’il est susceptible. Et puis, hier, il m’appelle à l’école… »D. veut te parler, il  dit qu’il en a pour  une minute » me dit la dame de la cantine, en  proposant de garder mes élèves pendant que je réponds. Bon, bon, ce fut beaucoup plus long,il parlait, il parlait, de trucs pas importants, -du genre j’ai oublié de m’inscrire à une réunion-, et  je sentais son sourire de l’autre côté du fil… il passera dans ma classe d’ici la fin de la semaine, pour me donner quelques conseils sur le blog de ma classe,  » mais il est déjà génial« , et  » il n’y en a pas beaucoup dans la cironscription de cette qualité » … Seduction touch, nooon? ^^De retour en classe, j’ai repris mes explications: pour quelles raisons on a créé les départements français… Sauf qu’on s’en fout… sauf que j’ai pas le temps d’analyser ce qui vient de se passer, faut enchaîner, vite… déjà que j’aime pas la géographie… Perturbée, la Calou…

Non, non, on a dit les faits, rien que les faits. C’est un conseiller . Il fait son boulot. Point.   Je souris à Romane en train de réfléchir à ses conversions, le crayon en l’air et elle me rend un sourire lumineux. Lisa, elle,  me rend un travail bâclé et la collègue dans la classe voisine se fâche contre un élève qui « a  mal à la tête dès qu’il faut se la creuser ». C’est drôle, et je sens monter le fou rire.

Sonnerie de fin de journée. Dehors, il fait beau, presque chaud, et la lumière plus crûe est bien celle du printemps. Tous les collègues restent là, dans la cour, à papoter…Personne  n’a envie de rentrer tout de suite corriger les cahiers. On plaisante, des papas d’élèves attardés se hâtent à grandes enjambées. Je crois bien que le ciel n’est pas que bleu aujourd’hui.

6 juin, 2011

Emotion

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 20:10

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Emotions fortes aujourd’hui… Je ne finirai pas centenaire, c’est sûr.

Il y a des hommes, qui, dès qu’on leur parle sentiments, deviennent autistes, ils répondent à nos appels par des silences, ils fuient. Ils ne savent pas faire.

Moi, j’ai de la chance.  

2 juin, 2011

C’était il y a trente ans

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 11:23

mediumlondoncalling1.jpgIl y a 30 ans, on était en 1981. J’étais en terminale C au lycée Gérard Philippe. Je me préparais à passer le bac et j’étais amoureuse de Norbert. La gauche venait de passer au pouvoir, et le lendemain de l’élection, la surveillante générale, une rose à la main, dansait au milieu des élèves dans le hall d’entrée.  La prof d’histoire, un sourire radieux sur le visage, nous expliquait qu’en fait, là, on était en train de vivre l’Histoire avec un grand H.

Nous, on voyait plutôt qu’on avait des tas de chapitres à ingurgiter avant la date fatidique, et en guise de protestation révolutionnaire anticonformiste,on portait tous, tel un uniforme, des jeans Lois et des Stan Smith. Dans les booms, on s’éclatait sur les nouveautés de l’époque, AC/DC venait de sortir Highway to hell, Téléphone gueulait  » Argent trop cher! »,  les Clash  poussaient le cri du coq dans  » London Calling »mais quand même, parce qu’on planquait bien un peu de romantisme, on dansait des slows sur  » When a man loves a woman » ou sur  » Capri c’est fini ». On fumait, et on parlait des nouveautés, du disque laser, invention improbable qui ne risquait pas de marcher, et puis comment imaginer quelque chose qui détrône tous ces vinyls qu’on aimait tant? ll n’y avait pas de téléphone portable ni d’ordi, et pour dire à quelqu’ un  » je t’aime », on pouvait pas se planquer derrière des  » Jt’m »  de sms, fallait avoir des couilles …

Norbert avait de l’acné et des jambes toutes maigres, et moi je remplissais déjà des pages de toutes ces émotions qui me noyaient. Je passais des nuits blanches chez mon amie Sylvie, à refaire le monde et à imaginer ce que serait notre avenir, on allait au lycée  crevées,sans avoir dormi, mais avec la conviction que pour nous, ce serait différent. Elle est devenue trader pour la Société Générale et moi instit rurale…C’est pas vraiment ce qu’on avait prévu…

Aujourd’hui, le lycée Gérard Philippe a été rebaptisé lycée Albert Einstein, – tout un symbole-,  et c’est mon fils qui prépare le bac. La gauche empêtrée dans ses contradictions n’en finit pas d’essayer de revenir au pouvoir, les vinyls sont vintage, et Bon Scott mange les pissenlits par la racine. Corine ne parle plus à Jean-Louis, et Norbert a divorcé deux fois.   Y a toujours autant d’émotions en moi,  et j’ai des rêves plein la tête pour les trente ans à venir.

Et vous, vous faisiez quoi il y a trente ans? 

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