Carnet de route de Caloulaframboiz

23 avril, 2015

C’est le printemps

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 17:35

rosier grimpant

Plafond végétal sur ma terrasse…Tout est vert, tout est fleuri et pète le feu. La nuit, à la recherche du sommeil, je rôde par là, et ça bruisse là-dessous de mille et un bruits d’oiseaux venus s’y réfugier.

9 juin, 2014

De la poésie des parkings de supermarchés

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 16:42

Cela commence comme une histoire ennuyeuse à mourir. Vendredi passé, je vais faire le plein essence à la station Carrefour puis je me gare sur le parking attenant pour faire des courses. Vie trépidante de la ménagère de 50 ans… Sauf que lorsque je sors de mon véhicule, un homme m’aborde :

 » Décidément, on se suit! »

-Pourquoi vous dites ça?

-J’étais juste après vous à la station service.  »

 

J’acquiesce. Je n’ai pas du tout fait attention à qui était après moi à la station service. Je rentre dans le supermarché, j’achète, je rencontre quelques connaissances, je papote, et j’attends mon tour pour passer à la caisse. Lorsque je tourne la tête, le gars du parking est là, à la caisse voisine et se marre:  » -Décidément! »

Je ris aussi, c’est vrai, c’est drôle!  Je paie, rencontre un parent d’élève accompagné de sa fille à la sortie, nous discutons quelques minutes. Arrivée à la voiture, je remarque un petit papier accolé à mon pare-brise: un 06 avec un smiley sourire. Le gars du parking! ça me fait  sourire, et j’aime bien le petit côté « romantique » mêlé à la loi des possibles.

Le soir, je raconte l’anecdote à une copine, qui me demande comment est le gars en question. Et là, je réalise que je suis incapable de le décrire. Il est ni  vieux ni jeune, ni grand ni petit, ni gros ni maigre, il est brun. Bref. Il m’a laissé dans une indifférence totale. L’électro-encéphalo-grammme  plat. La copine insiste: tu devrais l’appeler, pour voir… Pour voir quoi?

Je ne cherche rien.Surtout pas ça. Je ne l’ai pas appelé.

Et puis ce matin, retour aux courses. Juste besoin de quelques fruits et légumes. Je croise Monsieur accompagné d’une femme. Monsieur a eu l’air surpris en me voyant et puis il a précipitamment tourné la tête.

La morale de l’histoire est que… ah ben, non,c’est vrai,  y a pas de morale :-)

29 avril, 2014

Amitiés

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 8:35

Je reçois ce message ce matin:

bonjour c’est aurélie je tenné a vous remercier car depuis le jour ou vous aver placer lisa a coter de moi en classe c’est ma meilleure amie car a mon avis sans sa on ne se serai jamais parler .

D’abord, une envie de me suicider au gaz pour l’orthographe désastreuse :-) , et puis tous les souvenirs d’il y a trois ans qui remontent à la surface. Aurélie était une élève très timide, discrète, de celles dont on entend le son de la voix que si on l’interroge. Lisa est arrivée chez nous parce qu’elle avait été placée en famille d’accueil, sa mère  n’en avait plus la garde.  Elle me faisait penser à un petit oiseau tombé du nid, effrayée par tout…Aurélie raconte que je les ai mises à côté, -je ne me souvenais pas de ça-, et oui, effectivement, elles sont devenues amies inséparables, elles se sont confié plein de choses, je les voyais chuchoter et rire aussi…Alors, je suis ravie d’apprendre qu’elles sont encore très proches et que le collège n’y a rien changé.  Et ça me touche tellement qu’elle m’écrive pour me le dire!

19 avril, 2014

Patsy et Betsy

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 17:45

J’ai deux copines anglaises qui habitent dans le coin, elles vivent ici depuis une vingtaine d’années, et elles apportent une english’touch impayable à notre campagne provençale. Elles ont gardé leur accent made in London; elles approchent de la soixantaine, ont viré toutes les deux les english husbands renvoyés à leurs puddings et autres marmeleides….Elles sont riches, issues de familles aisées, un oncle ambassadeur au Canada, une sœur  présidente de je-ne-sais-plus trop-quoi…Elles roulent en voiture décapotable, cheveux au vent, jupes à fleurs baba cool des années 70, sandales à scratch, rides marquées des  nanas qui ont brûlé la chandelle par les deux bouts, et une évidente classe naturelle. Elles me font rire, tout le temps. Toujours un brin décalées, toujours 17 ans dans leur tête. Elles se retrouvent dans des fêtes improbables, aiment le bon vin des Côtes du Rhône, et rentrent régulièrement un peu beurrées. Elles s’extasient quand elles me voient:  » oooooh Calouuuuu, tou viendras boir’ un càààfé  à la maison? »  avec l’accent que je vous laisse imaginer. OK pour un coffee, mes Patsy et Betsy de Provence! :-)

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2 avril, 2014

14-18

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 15:57

J’ai suivi tous les épisodes de Apocalypse la première guerre mondiale, et aussi l’émission qui a suivi hier soir, depuis la galerie des glaces. J’ai trouvé ça totalement passionnant. Les images colorisées et le son donnaient l’impression d’ y être, le documentaire avait le mérite de montrer tous les pays concernés, tous les champs de bataille.

Émotion face à ces soldats au regard perdu, poils qui se hérissent devant les stratégies funestes des dirigeants, effroi face à l’inventivité des hommes pour tuer toujours plus. Et puis Malavoy montrant, tout ému le portefeuille de son grand-père mort en 15, portefeuille troué de part en part par les balles ennemies. Les larmes de la petite fille d’un poilu fusillé pour l’exemple. Cent ans après, chaque famille a encore bien vivante son histoire de la Grande Guerre.

Pour moi, c’est mon grand-père au fond d’une tranchée avec ses compagnons d’armes; au-dessus, les « boches » qui canardent à tout va…Le lieutenant  leur donne l’ordre de monter à l’assaut. Les hommes terrorisés ne bougent pas. Le lieutenant sort un pistolet et les menace:  » ceux qui n’y vont pas,  je leur brûle la cervelle! » Les soldats montent sous le feu, confusion, tirs nourris, des hommes tombent. Lorsque mon grand-père revient dans la tranchée, sa capote est percée de part en part au niveau du ventre, mais il n’a rien. « Juste une blessure au pouce, un miracle.

C’est mon grand-oncle, rescapé de Verdun. Ses copains disaient de lui qu’il  » sentait la poudre ». Un jour, à l’arrière, lui et ses hommes jouent aux cartes dans un abri forestier. Les obus tombent loin… et puis mon grand-oncle qui se lève d’un bond:  » sortons de là, ça va sauter! » A peine dehors, un obus détruit totalement l’abri. Plus de deux cents jours à Verdun, et il est revenu vivant.

 

23 mars, 2014

De ces choses entendues dans la cour…

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 19:23

…j’ai voulu modifier l’article, je l’ai effacé…je l’ai récrit…je l’ai pas enregistré….blonde attitude^^

Deux gamines de CP dans la cour, assises sur le muret. Elles colorient une princesse dans un livre de coloriage.

-Tiens, le jaune pour les cheveux!

-Non, je vais pas la faire blonde, je vais la faire normale.   :-)

 

Un collègue directeur en ZEP convie les élèves à participer à la cérémonie du 11 novembre, les élèves présents liront un texte devant le public. Le jour-dit, trois élèves répondent présents: un primo arrivant serbo -croate, un autre débarqué de Roumanie et un autiste…

 

Deux grandes de CM  dans la cour:

-J’ai pas le droit d’aller jouer chez Priscilla.

-Pourquoi?

-Parce que ma mère, elle a dit que sa mère, c’était une chaudasse.

 

Au carnaval, vendredi, un garçon de ma classe s’est déguisé en fille: perruque blonde, faux seins, maquillage et talons hauts.

-Lui, remontant pour la énième fois sa fausse poitrine et arrangeant sa perruque: Pffff, c’est nul d’être une fille!

Son copain, l’air averti: Ben, tu verras, quand on sera grand, il paraît qu’on dira pas ça!     :-)

 

13 mars, 2014

Paris,Paris…

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 18:03

expo Van Gogh

Cela faisait trois ans que je n’avais pas mis les pieds à Paris…peut-être dix ans que je n’avais pas vu la ville sous un tel soleil de gala. J’ai retrouvé mes amies si précieuses…bla blas infinis et fous rires sur tous les sujets, en sautant si possible du coq à l’âne, parce qu’on se comprend et que notre cheminement de pensée est tout sauf linéaire…Aline qui est venue du Vexin pour me voir juste deux heures…c’est bon de sentir qu’on est aimé…Parisiens vêtus légers, alanguis aux terrasses des cafés, embouteillages, du monde partout, la vie qui mêle et démêle à l’infini ses fils invisibles…

Je n’avais jamais visité le musée d’Orsay. Émotion face aux toiles que je connaissais seulement en reproduction! Tout le sensible de la peinture, les infinis nuances de la lumière, le vent qui fait frémir les arbres, la fraîcheur d’un sous-bois, et ce lieu magique de la gare d’Orsay…Autre lieu, autres mœurs: l’Assemblée Nationale. On a pu  la visiter à l’impromptu. Tous les fastes de la République ouverts au bon peuple de France: ça y sent l’encaustique et la poussière retenue dans les moquettes, les fauteuils des salles de lecture sont larges comme des boulevards,nos pas s’enfoncent dans les moquettes bleu-fleur de lys profondes, et l’hémicycle nous  impose le respect. Le personnel n’est pas débordé… de charmants jeunes hommes se proposent pour nous aider dans nos errances républicaines. Quelques têtes connues de députés croisées au hasard , des caméras qui interviewent des gens très sérieux, et nous pouffant devant l’ostentatoire… un homme  affublé d’un ordinateur et de deux téléphones est chargé de mettre dans les casiers adéquats les messages perso adressés aux députés. Les casiers sont presque vides. Autant dire que le temps lui paraît long, très long…

Paris la nuit  est une autre ville, le lundi soir, les restos refusent du monde… dans ma campagne, le lundi soir, une mobylette qui passe au loin semble suspecte. Théâtre de Paris. On a des places pour Un singe en hiver. Avant d’entrer, un homme laisse son 4-4 à un voiturier. Scène toute bête, qui me fait sentir tellement provinciale… Des dames très huppées dissertent sur le livre dont est extrait la pièce… Monde feutré et petits rires retenus. Je ne boude pas mon plaisir.Eddy Mitchell et Fred Testot  sont excellents, les dialogues savoureux…Nuits courtes, journées denses, je reviens ravie et les jambes en compote. On se fixe déjà une nouvelle date pour une autre escapade entre copines. C’est peut-être ça le savoir-vivre :-)

6 mars, 2014

Sur la route

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 19:50

Je suis allée à la poste et j’ai été gênée par l’odeur de celui qui me précédait dans la file d’attente. Il était énorme, il était moche, il avait les cheveux gras et  il sentait mauvais. Sa femme l’a rejoint: elle était énorme,  les cheveux gras, un jogging difforme pendouillant, une poitrine outrancière dodelinant comme de la gélatine. Et puis j’ai jeté un œil au  bébé dans la poussette qu’elle traînait: une petite fille magnifique, blonde aux yeux bleus,  fossettes à croquer, un de ces bébés qu’on fait poser  pour les catalogues de vêtements pour enfants …Les hasards de la génétique… Ou bien elle n’a pas encore l’âge de prendre des Mac Chicken double frites…

Et puis j’ai voulu aller boire le thé chez la copine. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vue, elle m’a raconté tout le moche de sa vie. Son mari qu’elle ne supporte plus, ce qu’il a dit, ce qu’il a fait, le SMS qu’il lui a envoyé,  le soir où il s’est endormi dans l’assiette, la semaine où il ne lui a pas adressé la parole, les matins où il réveille tout le monde à force de râler pour un oui pour un non…je ne dois pas être une très bonne copine: j’ai fui sa litanie, j’ai prétexté que j’étais attendue…

Et j’ai pris la voiture , direction le bord de la rivière: plein soleil, ciel bleu, ce qu’il fallait de vent pour faire danser le paysage, de l’eau pure, quelques promeneurs…Pendant l’hiver, la petite chute d’eau a bien travaillé, elle a réussi à faire un petit trou dans le rocher calcaire, l’eau s’échappe par là et bondit plus bas sur la mousse…j’ai bien fait de gommer certaines choses, moi, cet après-midi…

3 janvier, 2014

Fêtes passées

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 0:02

Il  aurait fallu pouvoir gommer certaines choses, la fébrilité commerciale, les Gingle Bells qui nous vrillent les tympans, les motards déguisés en pères Noël sur la nationale, les bêtisiers à la télé et  les insultes échangées pour la dernière place dispo sur le parking du supermarché. Mais sans ça, Noël ne serait pas vraiment Noël. J’ai pris quelques photos le 25 décembre pour immortaliser, et puis j’ai laissé tomber, prendre des photos c’est juste être spectateur de l’émotion. Tous ceux que j’aime autour de la même table, avec des rires, des cris, des blagues grasses, et des traits de philosophie, avec la petite dernière pourrie- gâtée qui ne sait plus où donner de la tête et les mets qui se succèdent sur la table comme autant de promesses gourmandes. On parle fort et on passe du coq à l’âne, des huîtres au chapon farci, de Hollande au dernier film de Scorsese dans un joyeux bordel bruyant de cantine.  Les joies de la famille nombreuse. Belote pour les anciens, promenade sous les nuages chargés qui remontent du sud pour les autres, journée qui joue tard les prolongations juste pour le plaisir de rester encore ensemble.  » A l’an qué ven, que sien pa plous,  sien pas moins », trinquent les anciens.   Tout est là. :-)

Il aurait fallu pouvoir éviter la bataille rangée de boules à cotillons, les bises à des gens que je ne connais pas, le pote qui a passé la soirée à envoyer des SMS à sa chérie… Jour de l’an avec des amis et un orchestre du tonnerre, des voix juste sublimes, et une présence scénique au top! Pour la première fois de l’année 2013, j’avais mis une robe noire courte, des talons très hauts, des strass. Même si on fait style « naan naaan c’est trop », on rougit un peu sous les compliments, ça fait du bien au moral…On danse jusqu’à pas d’heure et on finit pieds nus sur le dancing floor, sur le chemin du retour, je me fais contrôler , alcootest égal à zéro, j’ai droit à  » Tous mes vœux pour la nouvelle année » de la part du gendarme, et je dors onze heures d’affiliée pour me remettre.

J’aurais pu trouver tout ça ringard, faire ma mauvaise tête et me scotcher devant un quelconque film, mais naaan naaaan c’est bien décidé, carpe Diem!

21 juillet, 2013

Emportée par la foule

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 10:12

Emportée par la foule dans Bout de chemin ben_rubin-300x237

Conversations croisées: des centaines d’écrans qui diffusent en direct des sms envoyés à travers le monde

 

Dans la même semaine, je suis allée à Montpellier voir une expo d’art contemporain, à  Avignon pour un spectacle du off, et hier soir à Pierrelatte pour un concert calamiteux, le tout entraînée par une amie parisienne en vacances dans le coin et qui veut tout voir…Expo dont le thème était  » la communication électrique ». C’était, comment dire…très très conceptuel, heureusement qu’il y avait de charmantes hôtesses pour nous expliquer les cheminements des artistes. Arrivées devant une succession de boîtes en bois cubiques superposées bizarrement et dont certaines étaient munies  d’une clef,  nous nous sommes mises à les ouvrir pour constater, déçues,  qu’elles étaient toutes vides, jusqu’à ce qu’un surveillant vienne nous expliquer que c’était en fait le vestiaire de l’exposition: moment de grande solitude partagée, puis fou rire incoercible

Avignon  et son festival du mois de juillet: un autre monde loufoque et coloré.La ville est noire de monde, on croise un peu partout des têtes connues, des artistes, des troupes qui font l’article pour leur spectacle. Ici, il y a tellement d’offres qu’il faut bien se démarquer mais comme tout le monde se démarque, finalement tout passe inaperçu, même ceux qui jouent un mariage au beau milieu de la rue de la république, idem pour ceux déguisés en  sandwiches géants pour leur spectacle sur la malbouffe ou pour les grands échassiers quasi nus dansant la salsa…

Enfin, hier soir, un concert calamiteux organisé par une grande radio , avec un public prêt à pousser mémé dans les orties pour gagner un t shirt, et des chanteurs sur scène qui m’ont écorché les oreilles…J’ai jamais vu autant de monde dans une semaine et je ne me suis jamais sentie aussi seule…

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