Carnet de route de Caloulaframboiz

29 avril, 2014

Amitiés

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 8:35

Je reçois ce message ce matin:

bonjour c’est aurélie je tenné a vous remercier car depuis le jour ou vous aver placer lisa a coter de moi en classe c’est ma meilleure amie car a mon avis sans sa on ne se serai jamais parler .

D’abord, une envie de me suicider au gaz pour l’orthographe désastreuse :-) , et puis tous les souvenirs d’il y a trois ans qui remontent à la surface. Aurélie était une élève très timide, discrète, de celles dont on entend le son de la voix que si on l’interroge. Lisa est arrivée chez nous parce qu’elle avait été placée en famille d’accueil, sa mère  n’en avait plus la garde.  Elle me faisait penser à un petit oiseau tombé du nid, effrayée par tout…Aurélie raconte que je les ai mises à côté, -je ne me souvenais pas de ça-, et oui, effectivement, elles sont devenues amies inséparables, elles se sont confié plein de choses, je les voyais chuchoter et rire aussi…Alors, je suis ravie d’apprendre qu’elles sont encore très proches et que le collège n’y a rien changé.  Et ça me touche tellement qu’elle m’écrive pour me le dire!

19 avril, 2014

Patsy et Betsy

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 17:45

J’ai deux copines anglaises qui habitent dans le coin, elles vivent ici depuis une vingtaine d’années, et elles apportent une english’touch impayable à notre campagne provençale. Elles ont gardé leur accent made in London; elles approchent de la soixantaine, ont viré toutes les deux les english husbands renvoyés à leurs puddings et autres marmeleides….Elles sont riches, issues de familles aisées, un oncle ambassadeur au Canada, une sœur  présidente de je-ne-sais-plus trop-quoi…Elles roulent en voiture décapotable, cheveux au vent, jupes à fleurs baba cool des années 70, sandales à scratch, rides marquées des  nanas qui ont brûlé la chandelle par les deux bouts, et une évidente classe naturelle. Elles me font rire, tout le temps. Toujours un brin décalées, toujours 17 ans dans leur tête. Elles se retrouvent dans des fêtes improbables, aiment le bon vin des Côtes du Rhône, et rentrent régulièrement un peu beurrées. Elles s’extasient quand elles me voient:  » oooooh Calouuuuu, tou viendras boir’ un càààfé  à la maison? »  avec l’accent que je vous laisse imaginer. OK pour un coffee, mes Patsy et Betsy de Provence! :-)

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La Cèze

Classé sous Humeur — caloulaframboiz @ 17:18

cèze3

Plusieurs fois, j’ai parlé de la Cèze, la rivière qui coule près de chez moi. C’est maintenant que je l’apprécie le plus, sans les touristes…

 

famille009.jpg    la cèze

Et puis en été, sans parler de  la foule descendue au pas de charge de l’Europe du nord, c’est moins beau, les eaux sont basses et les herbes jaunies. (Voilà, quoi, on se console comme on peut :-)   )

2 avril, 2014

14-18

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 15:57

J’ai suivi tous les épisodes de Apocalypse la première guerre mondiale, et aussi l’émission qui a suivi hier soir, depuis la galerie des glaces. J’ai trouvé ça totalement passionnant. Les images colorisées et le son donnaient l’impression d’ y être, le documentaire avait le mérite de montrer tous les pays concernés, tous les champs de bataille.

Émotion face à ces soldats au regard perdu, poils qui se hérissent devant les stratégies funestes des dirigeants, effroi face à l’inventivité des hommes pour tuer toujours plus. Et puis Malavoy montrant, tout ému le portefeuille de son grand-père mort en 15, portefeuille troué de part en part par les balles ennemies. Les larmes de la petite fille d’un poilu fusillé pour l’exemple. Cent ans après, chaque famille a encore bien vivante son histoire de la Grande Guerre.

Pour moi, c’est mon grand-père au fond d’une tranchée avec ses compagnons d’armes; au-dessus, les « boches » qui canardent à tout va…Le lieutenant  leur donne l’ordre de monter à l’assaut. Les hommes terrorisés ne bougent pas. Le lieutenant sort un pistolet et les menace:  » ceux qui n’y vont pas,  je leur brûle la cervelle! » Les soldats montent sous le feu, confusion, tirs nourris, des hommes tombent. Lorsque mon grand-père revient dans la tranchée, sa capote est percée de part en part au niveau du ventre, mais il n’a rien. « Juste une blessure au pouce, un miracle.

C’est mon grand-oncle, rescapé de Verdun. Ses copains disaient de lui qu’il  » sentait la poudre ». Un jour, à l’arrière, lui et ses hommes jouent aux cartes dans un abri forestier. Les obus tombent loin… et puis mon grand-oncle qui se lève d’un bond:  » sortons de là, ça va sauter! » A peine dehors, un obus détruit totalement l’abri. Plus de deux cents jours à Verdun, et il est revenu vivant.

 

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