Carnet de route de Caloulaframboiz

23 mars, 2014

De ces choses entendues dans la cour…

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 19:23

…j’ai voulu modifier l’article, je l’ai effacé…je l’ai récrit…je l’ai pas enregistré….blonde attitude^^

Deux gamines de CP dans la cour, assises sur le muret. Elles colorient une princesse dans un livre de coloriage.

-Tiens, le jaune pour les cheveux!

-Non, je vais pas la faire blonde, je vais la faire normale.   :-)

 

Un collègue directeur en ZEP convie les élèves à participer à la cérémonie du 11 novembre, les élèves présents liront un texte devant le public. Le jour-dit, trois élèves répondent présents: un primo arrivant serbo -croate, un autre débarqué de Roumanie et un autiste…

 

Deux grandes de CM  dans la cour:

-J’ai pas le droit d’aller jouer chez Priscilla.

-Pourquoi?

-Parce que ma mère, elle a dit que sa mère, c’était une chaudasse.

 

Au carnaval, vendredi, un garçon de ma classe s’est déguisé en fille: perruque blonde, faux seins, maquillage et talons hauts.

-Lui, remontant pour la énième fois sa fausse poitrine et arrangeant sa perruque: Pffff, c’est nul d’être une fille!

Son copain, l’air averti: Ben, tu verras, quand on sera grand, il paraît qu’on dira pas ça!     :-)

 

13 mars, 2014

Paris,Paris…

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 18:03

expo Van Gogh

Cela faisait trois ans que je n’avais pas mis les pieds à Paris…peut-être dix ans que je n’avais pas vu la ville sous un tel soleil de gala. J’ai retrouvé mes amies si précieuses…bla blas infinis et fous rires sur tous les sujets, en sautant si possible du coq à l’âne, parce qu’on se comprend et que notre cheminement de pensée est tout sauf linéaire…Aline qui est venue du Vexin pour me voir juste deux heures…c’est bon de sentir qu’on est aimé…Parisiens vêtus légers, alanguis aux terrasses des cafés, embouteillages, du monde partout, la vie qui mêle et démêle à l’infini ses fils invisibles…

Je n’avais jamais visité le musée d’Orsay. Émotion face aux toiles que je connaissais seulement en reproduction! Tout le sensible de la peinture, les infinis nuances de la lumière, le vent qui fait frémir les arbres, la fraîcheur d’un sous-bois, et ce lieu magique de la gare d’Orsay…Autre lieu, autres mœurs: l’Assemblée Nationale. On a pu  la visiter à l’impromptu. Tous les fastes de la République ouverts au bon peuple de France: ça y sent l’encaustique et la poussière retenue dans les moquettes, les fauteuils des salles de lecture sont larges comme des boulevards,nos pas s’enfoncent dans les moquettes bleu-fleur de lys profondes, et l’hémicycle nous  impose le respect. Le personnel n’est pas débordé… de charmants jeunes hommes se proposent pour nous aider dans nos errances républicaines. Quelques têtes connues de députés croisées au hasard , des caméras qui interviewent des gens très sérieux, et nous pouffant devant l’ostentatoire… un homme  affublé d’un ordinateur et de deux téléphones est chargé de mettre dans les casiers adéquats les messages perso adressés aux députés. Les casiers sont presque vides. Autant dire que le temps lui paraît long, très long…

Paris la nuit  est une autre ville, le lundi soir, les restos refusent du monde… dans ma campagne, le lundi soir, une mobylette qui passe au loin semble suspecte. Théâtre de Paris. On a des places pour Un singe en hiver. Avant d’entrer, un homme laisse son 4-4 à un voiturier. Scène toute bête, qui me fait sentir tellement provinciale… Des dames très huppées dissertent sur le livre dont est extrait la pièce… Monde feutré et petits rires retenus. Je ne boude pas mon plaisir.Eddy Mitchell et Fred Testot  sont excellents, les dialogues savoureux…Nuits courtes, journées denses, je reviens ravie et les jambes en compote. On se fixe déjà une nouvelle date pour une autre escapade entre copines. C’est peut-être ça le savoir-vivre :-)

6 mars, 2014

Sur la route

Classé sous Bout de chemin — caloulaframboiz @ 19:50

Je suis allée à la poste et j’ai été gênée par l’odeur de celui qui me précédait dans la file d’attente. Il était énorme, il était moche, il avait les cheveux gras et  il sentait mauvais. Sa femme l’a rejoint: elle était énorme,  les cheveux gras, un jogging difforme pendouillant, une poitrine outrancière dodelinant comme de la gélatine. Et puis j’ai jeté un œil au  bébé dans la poussette qu’elle traînait: une petite fille magnifique, blonde aux yeux bleus,  fossettes à croquer, un de ces bébés qu’on fait poser  pour les catalogues de vêtements pour enfants …Les hasards de la génétique… Ou bien elle n’a pas encore l’âge de prendre des Mac Chicken double frites…

Et puis j’ai voulu aller boire le thé chez la copine. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vue, elle m’a raconté tout le moche de sa vie. Son mari qu’elle ne supporte plus, ce qu’il a dit, ce qu’il a fait, le SMS qu’il lui a envoyé,  le soir où il s’est endormi dans l’assiette, la semaine où il ne lui a pas adressé la parole, les matins où il réveille tout le monde à force de râler pour un oui pour un non…je ne dois pas être une très bonne copine: j’ai fui sa litanie, j’ai prétexté que j’étais attendue…

Et j’ai pris la voiture , direction le bord de la rivière: plein soleil, ciel bleu, ce qu’il fallait de vent pour faire danser le paysage, de l’eau pure, quelques promeneurs…Pendant l’hiver, la petite chute d’eau a bien travaillé, elle a réussi à faire un petit trou dans le rocher calcaire, l’eau s’échappe par là et bondit plus bas sur la mousse…j’ai bien fait de gommer certaines choses, moi, cet après-midi…

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