Carnet de route de Caloulaframboiz

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6 octobre, 2012

cascade…or not.

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 18:54

Ici, c’est l’été tous les après-midis. Vingt-sept degrés hier, alors qu’il paraît qu’il tombe des trombes d’eau dans le nord de la France. On a du mal à imaginer, en musardant dans le jardin, claquettes aux pieds, ou en entendant  les enfants des voisins faire des plongeons dans la piscine .

Ce temps clément me donnant envie de m’aérer, je suis partie pour une petite balade à pied, direction les cascades. J’adore cet endroit à deux km de chez moi, mais l’été, il est envahi par une horde de touristes . Aujourd’hui, 6 octobre, je  me suis dit que j’allais pouvoir m’allonger sur les pierres calcaires au bord de l’eau sans entendre parler néerlandais ou allemand ou wallon… Sur le chemin, je croise deux vieux trop  charmants, se donnant la main tendrement. C’est qu’ils nous redonneraient foi en l’amour ces deux-là… Un peu plus loin, un autre couple de vieux, assis sous le platane d’automne, devisait tranquillement en contemplant les rangées de salades et les plants de tomates de fin de saison. Encore  un charmant tableau, j’aurais dû me méfier…

Arrivée près du sentier qui conduit aux cascades, j’entends un brouhaha incroyable émanant de derrière la haie de lauriers sauce…J’avance encore, quelques pas de plus et …un bus entier de vieux vient de débarquer, guide en tête, pour se rendre aux cascades. Adieu veaux, vaches, cochons, tranquillité, inspiration, réflexions intimes! A peine sortis du bus, ils mitraillent tout ce qui ressemble de près ou de loin à une vieille pierre et parlent fort, s’invectivent. Plusieurs d’entre eux ont des cannes, je me dis qu’avec un peu de chance, ils n’iront pas jusqu’à mon endroit préféré, là où se rejoignent  sept ruisseaux fous sautant de roche et roche. J’accélère le pas, je les sème, mais j’ai l’impression de laisser derrière moi la cour de maternelle, tant ça piaille et  ça crie. J’ai trouvé ma place favorite, baignée d’une jolie lumière d’octobre, les poissons énormes slaloment entre les rochers, s’engouffrant dans les marmites du diable, ces  trous creusés dans le calcaire par l’eau. Quelques micro gouttes d’écume  me rafraîchissent le visage. Cet endroit est fait pour la méditation, pour se laisser aller, pour rêver. J’enlève mes chaussures, les pose près de mon sac et  …mes vieux arrivent cahin-caha jusque derrière moi. Après 1 0000000  de photos avec flash, et autant de commentaires très pointus (« C’est beau!!! »), la guide a sonné le rassemblement en tapant dans ses mains, une bonne instit de maternelle, quoi…

Le charme était rompu… je reviendrai une autre fois…

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