Carnet de route de Caloulaframboiz

29 avril, 2012

L’eau à la bouche

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 19:42

Finalement, faire le grand ménage de printemps, ça a du bon! Après trois gros pots de peinture appliqués sur les murs, neuf sacs de 50L de papiers et autres indésirables jetés, les rideaux changés, les vitres briquées, la pelouse tondue, la maison est toute pimpante. Du coup, hier soir, envie subite d’un bon restaurant. (Ouais, bon, le lien de cause à effet n’est pas évident, mais voilà, quoâ^^), et husband m’a invitée dans un resto gastronomique situé dans un petit village de la vallée de la Cèze. Argghhh, sourire ému et extatique au souvenir des plats qui m’ont été servis! Tout était délicieux, fin, divinement présenté, du saumon fumé par le grand chef lui-même, saumon marié à une mousseline d’asperges agrémentée de verveine fraîche- du grand art-, en passant par les rougets à l’anis étoilé, et en terminant par un dessert aux fraises, tellement beau qu’on eût dit une création pour un défilé de haute couture. Un enchantement pour les yeux et la bouche… Faudra que j’y retrourne, histoire de goûter les autres mets de la carte. -)

Edit du 30 avril: Ce soir, c’est croque-monsieur Herta et sa purée de céleri Carrefour…No comment  :-)   

 

25 avril, 2012

En panne

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 17:32

Je crois bien que  je suis en panne.

Pas envie d’écrire. Pas envie de lire. Pas envie de déconner. Pas envie de fantasmer.  

Alors,en attendant, je deviens maniaque du ménage, moi qui n’ai jamais été tellement pointilleuse là-dessus. Je veux que tout soit immaculé, au carré, net. Y a de la névrose dans l’air. J’essaie, semble-t-il,  de contrôler ce qui peut l’être dans ma vie, c’est à dire pas grand chose. Ou alors j’essaie de remplir du vide avec du rien. 

Bref, ça sent le roussi.

Et puis cette vieille maladie orpheline qui me tient compagnie depuis 12 ans et qui me laissait peinarde depuis 3 ans,  s’est réveillée. Juste là, maintenant. ça chauffe et ça s’enflamme, ça m’empêche de dormir.

Je ne devrais pas me plaindre, j’ai l’essentiel, alors quoi?  Finalement, peut-être que je préférais encore avant, quand je pleurais et que j’avais le coeur brisé, au moins ça voulait dire que je vibrais.

Là, je n’imagine rien, je n’ai pas l’espoir que… ,je n’attends rien. Parfois, je ferme les yeux et je me dis : » allez, imagine, fais-toi ton petit cinéma, projette -toi dans une scène de rêve, dans un endroit parfait…Rien ne vient, aucun désir. Alors, n’imagine pas, refais-toi un petit coup d’avant, une de tes scènes cultes à toi, que quand tu la revois dans ton esprit, t’as encore la larme à l’oeil. Pas envie…Peut-être que finalement, la vie est comme ça, avec des successions de moments fous et de creux de la vague, qu’il suffit d’attendre.      

En attendant, je range et je nettoie. Je veux que les rainures des portes-fenêtres soient étincelantes et  que mon lit  soit au carré. OMG.

 Relativisons, j’aurais pu me mettre  à  faire la collection des dessous de verres  ou pire, devenir fan de Julien Lepers. ^^

4 avril, 2012

Les petits bonheurs ( la suite)

Classé sous Non classé — caloulaframboiz @ 17:35

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Doisneau, les coiffeuses

Marcher sous la pluie. 

Manger des framboises. Du chocolat. Ou les deux. 

Faire la sieste. Prendre un livre après la sieste et lire :  » En Provence, le soleil se lève deux fois, une fois le matin, et une fois après la sieste, » …alors qu’aujourd’hui est  jour de pluie.  

Etre de connivence avec mes élèves. Plaisanter avec eux, leur expliquer que non, le bassin parisien n’est pas une piscine, que c’est la mer Caspienne et pas casse-pied, leur raconter l’origine du mot sandwich et la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne…Croiser le regard malicieux de Romain lorsque je rappelle qu’on DOIT tracer les traits à la règle. ( « Tu dis ça spécialement pour moi, maîtresse? »). Les entendre dire: «  Déjà 11H30???? ça passe trop viiiite!!! »

Envisager sérieusement d’accepter l’échange de poste avec un collègue canadien.

Ecrire avec un stylo-encre. Se rappeler qui nous l’a offert et sourire béatement…

Regarder une photo oubliée de quand on avait 15 ans et se dire qu’on a bien fait de vieillir.

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